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Remparts: un changement de couleur pour relancer l'équipe en 1983

Le commissaire de la LHJMQ Gilles Courteau
Photo d'archives, Agence QMI Le commissaire de la LHJMQ Gilles Courteau

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Directeur général des Remparts de 1980 jusqu’à leur disparition en 1985, le commissaire Gilles Courteau se souvient très bien ce qui avait poussé les dirigeants des Nordiques à adopter le bleu pour le club junior à l’aube de la saison 1983-1984.   

Glorieuse équipe dans les années 1970 durant lesquelles ils ont mis la main sur la coupe Memorial (1971) et sur trois coupes du Président (1973, 1974 et 1976), les Remparts ont été incapables de reproduire la même magie par la suite, ratant même les séries deux ans de suite aux printemps 1982 et 1983.   

«Gilles Léger et Marcel Aubut voulaient apporter un élément nouveau et mettre derrière eux les mauvaises années des Remparts. Il n’y avait pas eu de commentaires négatifs par rapport à ce changement de couleurs. Même si on n’avait pas une équipe très performante, on avait quand même de bons joueurs», se rappelle celui qui avait été nommé président de la LHJMQ moins d’un an après la dissolution des Remparts en février 1986.   

Priorité à la LNH  

Pendant que les Nordiques étaient le sujet de l’heure en ville, les Remparts se produisaient devant des gradins vides au Colisée dans l’indifférence totale. À leur dernière campagne, en 1984-1985, l’affluence moyenne se chiffrait à 1044 spectateurs par match.   

«L’argent était davantage dirigé vers le club professionnel. Tout le focus était mis sur les Nordiques. Il y avait des programmes doubles où on jouait le samedi après-midi alors que les Nordiques jouaient en soirée. Ce n’était pas évident pour nous.   

«Le club des nordiques avait un peu de difficultés [en 1984-1985, séquence de six matchs sans victoire] et les médias se demandaient si Guy Charron ne devraient pas remplacer Michel Bergeron derrière le banc. Ça touchait une corde sensible», a relaté Courteau.   

L’année précédent la fin de la première époque des Remparts, l’équipe comptait notamment sur Claude Gosselin, Claude Lefebvre et l’étoile du Tournoi pee-wee, Sylvain Côté. Après une campagne de 36 victoires qui avait ramené un peu d’intérêt auprès des partisans, ils s’étaient inclinés au premier tour éliminatoire contre Longueuil.

«[...] Je me souviens du duo Gosselin-Lefebvre, c’était eux qui étaient la bougie d’allumage. Ils étaient les joueurs dominants de cette équipe», s’est remémoré l’actuel pilote des Remparts, Patrick Roy, qui occupait alors la cage des Bisons de Granby. Douze ans plus tard, ce même Roy a contribué à la renaissance des Remparts dans leurs couleurs traditionnelles.