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Après la femme au foyer, voici l’homme au gym

SPO-Conférence de presse boxe "L'antre du Tigre"
Photo Agence QMI, Mario Beauregard Adam Dyczka se battra dans un combat de quatre rounds, demain au Casino de Montréal.

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De beaux yeux bleus, les cheveux tressés serrés, plus de 6 pieds et 270 livres de tendresse, Adam Dyczka va être le premier à monter sur le ring, demain soir au Casino de Montréal.

Son deuxième combat de boxe. Avant, il a fait carrière dans les MMA au sein de TKO, la compagnie de Stéphane Patry qui semble être en dessous du point de flottaison depuis quelques mois. 

La vérité, c’est que le gars qui ouvre la soirée dans un combat de quatre rounds fait rarement la manchette. Sauf quand il s’appelle Adam Dyczka, qu’il vient de Granby, qu’il sort d’une grosse dépression et qu’il te raconte qu’il est choyé dans la vie puisque sa blonde le fait vivre.

« Elle s’appelle Marie-Ève Gratton, elle a une petite compagnie qui commercialise le Slimwave et elle me fait assez confiance pour me permettre de m’entraîner à temps plein au gymnase », lance d’une traite la boule de tendresse.

Il précise : « C’est correct. Une femme au foyer, elle n’a pas d’affaire à avoir honte, moi, je suis un homme au gym, j’ai pas honte pantoute ».

Manque juste les enfants...

JOUER DANS SON PROPRE FILM

Adam Dyczka était sur une belle lancée en MMA. Il pensait être à un combat de l’UFC et gagner « de la grosse argent ».

« Mais j’ai perdu contre Ciryl Gane par K.-O. et j’ai planté ben raide. Comme si j’avais eu honte, je voulais plus sortir de ma cave. En plus, ma blonde m’a lâché, c’était assez pour tomber en dépression », raconte le costaud jeune homme.

Il a tenté de se relever. À petites pincées. Incapable de se motiver à faire quoi que ce soit.

« J’ai fait des jobines. Je me suis même trouvé un emploi au Sports-Expert de Granby. Serge Tremblay, le propriétaire, a été gentil avec moi. Mais j’étouffais, j’étais plus capable. Je lui ai dit que j’étais juste un figurant dans son film à lui, que ce que je voulais dans la vie, c’est être la grande vedette dans mon film à moi », dit-il.

Et son film à lui passait par les combats. MMA ou boxe, pourvu qu’il puisse se battre dans un ring et « se sentir vivant ».

Il s’est battu pour son ami Yan Pellerin le 20 septembre, mais comme ce dernier n’arrive pas à obtenir un permis de promoteur, il a accepté avec joie l’offre d’Eye of The Tiger Management. Pour lui, c’est les ligues majeures.

NOUVELLE BLONDE

Et vous avez deviné qu’en retrouvant sa vraie vie, celle d’un combattant, il a retrouvé une nouvelle blonde. Ça fait huit mois et il capote.

« Même si je sais que je dois recommencer au bas de l’échelle, je suis prêt à le faire. Je n’ai que 28 ans, et pour un poids lourd, c’est encore jeune », dit-il.

Je ne veux pas faire de la peine au beau Adam, mais 28 ans, c’est encore jeune quand t’as livré 100 combats amateurs et 20 combats chez les pros. Une dizaine de batailles en MMA et un combat comme boxeur, c’est plutôt pour un gars de 20 ans. Et encore, c’est après une carrière chez les amateurs.

La réalité, c’est que la boxe est un sport complexe et que l’acquisition des automatismes et de la technique demande des années d’effort. Ça, c’est avant de même songer à la grande stratégie et à la préparation mentale. C’est pour ça qu’il y a des Marc
Ramsay et des Stéphan Larouche dans les gymnases.

Mais Dyczka est heureux. Amoureux et fort comme un bœuf, peut-être que c’est suffisant pour un choc de quatre rounds au casino ?

Son coach et ami est Dimitri Waardenburg, plus versé dans les arts martiaux mixtes qu’en boxe. Mais lui aussi a la foi. 

Vous voulez savoir ? Demain, à 18 h 55, mon ordinateur va être branché, mon manteau d’hiver va traîner par terre et je vais être installé à ma table au casino pour assister au combat d’Adam...

Tout d’un coup...

Ne touchez pas à la fusillade

Ilya Kovalchuk a proposé un changement aux tirs de barrage. Une fois les trois premiers tireurs passés, permettre qu’un seul et même joueur poursuive les tirs de barrage.

Comme ça s’était passé à Sotchi quand un Américain a fait gagner son équipe en marquant à plusieurs reprises en fusillade.

Kovalchuk a raison d’avancer cette suggestion, il est de loin le meilleur tireur du Canadien à un contre un. Plus de 40 % comme taux de réussite.

Mais je pense que la Ligue nationale ne devrait pas toucher au concept actuel. Cinq minutes à trois contre trois, c’est parfait. Et on respecte un peu le concept d’équipe en obligeant les entraîneurs à employer différents tireurs en fusillade. L’équipe qui a le plus de profondeur voit ses chances augmenter.

Quand ce n’est pas brisé, n’essayez pas de le réparer...

DANS LE CALEPIN  |   Ray Lalonde a émis quelques commentaires judicieux et percutants au 98,5 FM concernant le traitement réservé à la clientèle par le Canadien. Lalonde a été vice-président marketing du CH et il est celui derrière le triomphe du centenaire. Il sait de quoi il parle. Quand il dit que pour une paire de tickets premium dans les rouges, un client peut s’acheter un téléviseur de 60 pouces, il a raison. Faut donc que le spectacle vaille plus que les 10 ans de plaisir que la télé va procurer au client du CH... Ça fait réfléchir.