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Meurtre dans un hôtel de Québec: «Un homicide crapuleux», selon l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues

Eustachio Gallese est accusé du meurtre de Marylène Lévesque. En semi-liberté depuis mars dernier, il avait tué 15 ans plus tôt, en 2004, sa conjointe Chantale Deschesnes.
Photo Agence QMI, Marc Vallières Eustachio Gallese est accusé du meurtre de Marylène Lévesque. En semi-liberté depuis mars dernier, il avait tué 15 ans plus tôt, en 2004, sa conjointe Chantale Deschesnes.

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Eustachio Gallese, l’homme de 51 ans qui a assassiné une jeune femme dans un hôtel de Québec, «avait un haut taux de récidive», estime Nancy Roy, directrice de l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues (AFPAD). 

«C’était totalement prévisible, a expliqué Mme Roy à l’émission Dutrizac, à QUB radio, vendredi. Cet homme-là, cet assassin-là, était dangereux. Il avait un haut taux de récidive, mais on décide quand même, au nom de la réinsertion sociale des détenus, de mettre en danger la sécurité de la population. Ça, pour nous, c’est inacceptable.» 

En octobre 2004, Gallese avait été reconnu coupable d'avoir tué sa conjointe à coups de marteau, en plus de l'avoir poignardée. Il avait été libéré après 12 ans de prison. 

Mercredi soir, celui qui était en semi-liberté depuis mars dernier s’est rendu dans un poste de police afin de confesser l’homicide de Marylène Lévesque. Il a été accusé jeudi de meurtre au deuxième degré. 

ÉCOUTEZ l’entrevue de Nancy Roy, sur QUB radio:  

La directrice de l’AFPAD a déploré que des personnes ayant commis «des homicides violents» écopent de peines «bonbon». 

«On dénonce ça depuis des années, des sentences bonbon, des [admissibilités] aux libérations conditionnelles après 10 ans, et ça, on enlève le temps de détention préventive. Ces gens-là se retrouvent, des fois, libres après sept ans, huit ans, mais après avoir assassiné quelqu’un. Pour nous, c’est inacceptable», a-t-elle dit avant d’ajouter que «c’est un être qui était dangereux, qui a fait un homicide crapuleux». 

Mme Roy a rappelé que les familles des victimes «sont condamnées à perpétuité» à vivre avec la douleur «de la perte de leur être cher». 

«Le sentiment de justice, pour les proches, c’est 25 ans. Ces gens-là devraient faire leurs 25 ans. Ils ont pris une vie, alors, qu’ils fassent une sentence à vie», a-t-elle ajouté.

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