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Observations sur la peine de l'«apôtre de Québec»: le Doc Mailloux à la défense du révérend Paul Mukendi

Le psychiatre Pierre Mailloux
PHOTO JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS Le psychiatre Pierre Mailloux

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Le psychiatre Pierre Mailloux s’est présenté à la barre des témoins pour pourfendre le rapport présentenciel fait à l’endroit du révérend Mukendi, après qu’il eut été reconnu coupable d’agression sexuelle.  

Après le verdict d’agression sexuelle, agression armée et menace de mort sur une victime, en juin dernier, de Mukendi, la défense avait demandé la confection d’un rapport présentenciel avant de débattre de la peine que devrait recevoir le leader de l’Église Parole de vie de Vanier.  

La Couronne avait jugé ce rapport inutile, étant donné que Mukendi ne reconnaît pas les faits.  

Une fois le rapport de l’agent de probation Frédéric Mignault déposé, l’avocate de Mukendi, Me Dominique Bertrand, a contesté ce rapport, estimant que l’agent avait outrepassé ses compétences. Incarcéré pendant neuf jours, Mukendi a été libéré en portant le verdict en appel. 

Le psychiatre Pierre Mailloux
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Doc Mailloux 

Pour faire contrepoids à ce rapport, la défense a fait appel au célèbre Doc Mailloux.  

Ce dernier a affirmé, devant le juge, que l’agent de probation «n’a pas la formation et la compétence pour interpréter l’observation comportementale» selon laquelle Mukendi ne semblait pas ébranlé par le processus judiciaire.   

Le psychiatre Pierre Mailloux
PHOTO JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS

«Il outrepasse, interprète et induit le lecteur en erreur», a conclu le Doc Mailloux au juge Jean-François Émond. Selon le psychiatre, «c’est frappant» que l’auteur du rapport présentenciel traite d’un sujet qui est dans «le champ exclusif de la médecine». 

Jusqu’à 10 ans d’emprisonnement  

Dans le cadre des représentations, le juge a dit qu’il évaluerait la valeur probante des rapports de l’agent de probation et du Doc Mailloux.  

Quoi qu’il en soit, la procureure Sonia Lapointe a mis l’accent sur le «portrait bien sombre» de l’accusé, en raison du risque de récidive lié à sa position d’autorité comme pasteur. Elle demande donc une peine allant de 8 à 10 ans de pénitencier.  

La défense penche plutôt vers une petite peine de probation de trois ans, donc aucune détention.  

«Vous êtes à des années-lumière», a dit le juge Émond, qui délibérera jusqu’au 27 février.