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Gala fructueux pour Eye of the Tiger Management

Gala fructueux pour Eye of the Tiger Management
Dominick Gravel/Agence QMI

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MONTRÉAL – Les nombreux protégés d’Eye of the Tiger Management (EOTTM) ont connu du succès samedi soir, au Casino de Montréal, enchaînant les victoires à un rythme effréné. 

Sans surprise, Batyr Jukembayev n’a fait qu’une bouchée de son adversaire Ricardo Lara lors du combat principal de la soirée. Jukembayev (18-0-0, 14 K.-O.) a fait fléchir les genoux de Lara (22-8-0, 10 K.-O.) une première fois, puis une deuxième, lors du second des dix rounds prévus. La deuxième fois a signalé la fin du combat. 

Habitué des combats qui se finissent avant la limite, Artur Ziyatdinov a réservé ce sort à l’Argentin Cesar Hernan Reynoso (16-14-4, 8K.-O.). L’officiel a mis fin au combat après que Ziyatdinov (12-0-0, 9 K.-O.) eut renversé son opposant au cinquième round. 

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Gala fructueux pour Eye of the Tiger Management
Dominick Gravel/Agence QMI

De son côté, Vincent Thibault ne s’est pas éternisé face au Mexicain Genaro Ortiz. Après 50 secondes du deuxième round d’un combat de huit, le Québécois a envoyé Ortiz (10-8-2, 6 K.-O.) au tapis pour une troisième fois et l’arbitre a décidé que c’en était assez. Thibault (10-0-0, 4 K.-O.) a profité du premier round pour faire tomber son adversaire deux fois. 

Gala fructueux pour Eye of the Tiger Management
Dominick Gravel/Agence QMI

Pour sa part, Jordan Balmir effectuait un retour dans le ring, lui qui ne s’était pas battu depuis sa défaite contre Steven Butler, le 6 octobre 2018 au Centre Vidéotron. Balmir (11-1-0, 6 K.-O.) est revenu dans le monde de la boxe de belle façon, dominant Omar Andrade (6-7-3, 1 K.-O.) lors de la plupart des rounds, pour finalement s’imposer par décision unanime des juges.   

Les deux premiers combats du gala mettaient en vedette deux pugilistes qui ne faisaient pas partie du groupe EOTTM, soit l’ancien combattant d’arts martiaux mixtes Adam Dyczka (2-0-0, 1 K.-O.) et Martine Vallières-Bisson (2-0-0, 0 K.-O.). Chacun des combattants a gagné son duel par décision unanime des juges. Le premier contre Jose Manuel Paredes (3-5-3, 2 K.-O.) et la seconde contre Adilene Martinez Herrera (1-1-0, 0 K.-O.).  

Une défaite, mais le combat de la soirée 

Le Québécois Clovis Drolet est le seul protégé d’EOTTM à avoir subi la défaite, mais lui et son adversaire, Mponda Kalungu, ont livré un combat fort excitant en demi-finale. 

Même s’il est tombé deux fois au plancher, aux troisième et quatrième rounds, Drolet (11-1-0, 0 K.-O.), qui a subi sa première défaite chez les professionnels, a pu défier Kalungu (8-2-0, 3 K.-O.) à plusieurs reprises. 

«Je me sentais en contrôle. Je me sentais réveillé. Je commençais à être "timé", a expliqué Drolet. Ma chute sur une mauvaise "shot". Après ça, je me suis pas laissé mourir. J’ai pas désespéré.» 

Celui qui est originaire de Beauport a même obtenu la faveur de l’un des juges, mais il s’est incliné par décision partagée. 

Mission accomplie malgré les embûches 

Le promoteur d’EOTTM Camille Estephan a connu son lot d’inconvénients dans les dernières semaines. Trois de ses protégés ont dû se retirer en raison de blessures ou virus, mais cela ne l’a pas empêché de trouver des solutions. Il s’est dit satisfait de sa soirée. «C’est la boxe!» a-t-il rapidement résumé.