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Souvenirs de Turquie

10 minutes et 38 secondes dans ce monde étrange
Photo courtoisie 10 minutes et 38 secondes dans ce monde étrange
Elif Shafak, Aux Éditions Flammarion, 400 pages
En librairie le 30 janvier

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On n’a pas souvent la chance de pouvoir découvrir la littérature turque. Alors, même si Elif Shafak vit désormais à Londres, on a aimé les saveurs exotiques de son tout nouveau roman.  

Dans les faubourgs d’Istanbul, au fond d’une benne à ordures, gît le cadavre d’une jeune prostituée. Tequila Leila vient en effet d’être assassinée, et même si son cœur a complètement arrêté de battre, son esprit, lui, n’a pas tout à fait cessé de fonctionner. De fait, il tournera encore à plein régime pendant 10 minutes et 38 secondes. Ce qui laissera à Tequila Leila amplement le temps de revenir sur les moments les plus importants de son existence, ou de raconter ses derniers instants...

Une émouvante rétrospective

Dans la première partie de ce touchant roman, on verra ainsi d’abord défiler minute après minute les souvenirs de Leila. À commencer par sa naissance dans la lointaine ville de Van, à l’extrême sud-est de la Turquie, le 6 janvier 1947. Car s’il est aujourd’hui difficile de le deviner, Leila a vu le jour dans une famille aisée, dont le mari et père n’a jamais voulu épouser plus de deux femmes. Pour des raisons financières, certes, mais aussi parce que certains odieux secrets sont plus faciles à garder en petit comité... 

Dans la seconde partie, c’est avec les cinq amis de feu Tequila Leila qu’on fera plus ample connaissance. À savoir Sabotage Sinan, Nostalgia Nalan, Jameelah, Zaynab122 et Hollywood Humeyra. Anéantis par la disparition de celle qui a longtemps été leur plus précieuse confidente, ils s’épancheront donc à leur tour dans l’espoir de la faire revivre encore un peu.

Joliment narrée, une belle histoire qui nous permet de découvrir de l’intérieur les multiples facettes d’un pays à mi-­chemin entre l’Europe et l’Orient. 

Frissons garantis

Seules les proies s’enfuient

<b><i>Seules les proies s’enfuient</i></b><br>
Neely Tucker, Aux Éditions Gallimard, 370 pages
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Seules les proies s’enfuient
Neely Tucker, Aux Éditions Gallimard, 370 pages

Dès l’instant où l’on ouvre ce nouveau volume de la Série noire, on plonge directement dans le feu de l’action. À l’instar du journaliste Sully Carter, on mettra donc un certain temps à comprendre d’où viennent les balles. Un tireur ? Deux ? Difficile à dire, car dans la crypte du Capitole, l’écho est carrément assourdissant. Chose sûre, les cadavres s’accumulent partout autour de lui et comme dans le bon vieux temps – il a jadis été reporter de guerre –, Sully ne pourra s’empêcher de se lancer aux trousses du ou des tueurs. Ce faisant, il verra dans un bureau de la rotonde l’une des pires choses de sa vie : les yeux de Barry Edmonds, le représentant de l’Oklahoma. Dans lesquels deux pics à glace en acier ont profondément été enfoncés... 

Des pistes à suivre

Après avoir dicté son article-choc à la rédaction du journal de Washington pour lequel il travaille, Sully sera longuement cuisiné par le FBI. Contrairement à l’équipe d’intervention d’urgence qui a été envoyée sur place, il a brièvement pu apercevoir le meurtrier. Et même entendre son nom : Terry Running Waters. Mais le plus étrange, c’est que cet Amérindien en cavale ne tardera pas à appeler régulièrement Sully. À l’en croire, ils auraient tous deux plusieurs points en commun et pour en avoir le cœur net, Sully entamera sa propre enquête.

Un thriller qu’il serait vraiment dommage de fuir ! 

À LIRE AUSSI CETTE SEMAINE

Le Prince des marées

Pat Conroy, aux Éditions Albin Michel, 752 pages
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Pat Conroy, aux Éditions Albin Michel, 752 pages

Depuis quelque temps, la culture des années 1980 semble effectuer un léger retour. Après le film Pixel, la télésérie Stranger Things ou le roman de science-fiction Player One, on a droit à une traduction révisée du Prince des marées, l’un de ses plus grands classiques. Qui raconte l’histoire de la fratrie Wingo, dont la jeunesse n’a pas été rose tous les jours. À lire ou à relire sans faute.


Anthologie de la répartie

Julien Colliat, aux Éditions le cherche-midi, 284 pages
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Julien Colliat, aux Éditions le cherche-midi, 284 pages

Au fil des siècles, certaines répliques percutantes ont profondément marqué les esprits. Cette anthologie, qui en réunit 400, garantit donc une foultitude de sourires. Un exemple ? À l’issue d’un souper, après que sa fille a chanté, un père a demandé au compositeur Charles Gounod : « Qu’en pensez-vous, maître ? Son professeur dit qu’elle ira loin.

– Ah oui ? 

Et quand part-elle ? » 

Du bonbon ! 


La simplicité familiale

Denaye Barahona, aux Éditions du Trécarré, 192 pages
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Denaye Barahona, aux Éditions du Trécarré, 192 pages

Comment simplifier l’organisation des repas ? Comment inciter les enfants à aller jouer dehors ? Comment réduire le nombre de jouets ? Comment passer plus de temps en famille ? Comment faire le deuil de la perfection ? À un moment ou un autre, presque tous les parents se posent ces questions. Et grâce à ce guide facile à lire, ils sauront enfin comment s’y prendre. 


Pourquoi les spaghetti bolognese n’existent pas ?

Arthur Le Caisne, aux Éditions Marabout, 240 pages
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Arthur Le Caisne, aux Éditions Marabout, 240 pages

Tous ceux qui aiment cuisiner se sont sûrement déjà demandé pourquoi il fallait mettre les pâtes dans la sauce plutôt que le contraire, pourquoi les cuisses de poulet étaient plus foncées que les filets, pourquoi certaines saucisses éclataient à la cuisson ou pourquoi boire de l’eau ne diminuait pas le piquant sur la langue. Ce livre répond à 700 questions du genre et franchement, c’est une mine incroyable d’infos.