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Trevor Timmins, l’ennemi du plan

Trevor Timmins
Photo d’archives, Didier Debusschère Trevor Timmins à la table du Canadien lors du repêchage de la LNH à Vancouver en juin dernier.

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Je sais que je me répète, mais dans notre société aseptisée, tout est affaire de communication. Les spécialistes les plus recherchés par les grandes entreprises sont les magiciens des relations publiques. Virtuoses de la manipulation, ils sont souvent ceux par qui la nouvelle arrive. 

Leur pouvoir est tel que dans une organisation sportive, ils influencent le plan stratégique. 

Le Canadien a moins de 3 % de chances d’entrer en séries éliminatoires. À mesure qu’il gagne sa part de matchs, il comble à pas de « torture » l’écart qui le sépare d’une place en séries, tout en s’éloignant à grande vitesse des équipes de fond de classement. Autrement dit, si Marc Bergevin fait comme en février 2019 et maintient le statu quo, le pire scénario le guette : une exclusion des séries par quelques misérables points et un rang de sélection quelque part entre le 11e et le 15e rang en juin. 

La question est toutefois de savoir si le directeur général peut agir autrement... 

Car depuis près de 20 ans, le piètre rendement de l’équipe de recruteurs a fini par décourager le dernier des optimistes et amants de la Flanelle quant à la possibilité, pour le club, de se sortir du trou grâce à des joueurs repêchés et développés adéquatement.

En 2003, Andrei Kostitsyn et Corey Uquart sont devenus la propriété du Canadien lors des deux premiers tours du repêchage. Je ne compte plus les joueurs devenus dominants que le CH a laissés en plan pour choisir l’épileptique et fumeur documenté Kostitsyn et l’énigmatique Uquart. Je me contente de nommer Jeff Carter et Patrice Bergeron.

Premiers choix

En 2002-2003, c’était la première saison de Trevor Timmins avec le Canadien. Je ne sais pas trop ce que Timmins peut raconter à ses supérieurs pour garder son job depuis tant d’années et d’échecs. Je ne peux pas croire que ses bons coups de 2007, l’année de McDonaugh, Pacioretty et Subban, lui permettent encore de surfer. Pire. Il a été « promu » directeur général adjoint. Calvasse...

Timmins a tellement été mauvais avec ses premiers choix qu’un premier joueur réclamé n’a plus aucune valeur aux yeux des partisans. Tout ça complique la tâche des penseurs des communications. Si le monde croyait en un premier choix du CH, ils seraient heureux d’en voir arriver deux en retour de Petry et Tatar, en plus d’un haut choix de deuxième ronde en retour de Kovalchuk.

Meilleur danseur  

Mais non... Les fans s’imaginent plutôt que des Tinordi, Scherback et McCarron vont s’amener pour ajouter au surplace de l’organisation.

J’accuse donc Trevor Timmins d’attenter au grand plan de Marc Bergevin. Il y a plusieurs prétendants aux séries affamés dans l’Ouest. En jouant bien ses cartes, Bergevin pourrait se présenter en juin dans un Centre Bell bouillant avec 3 choix de premier tour et 3 choix de deuxième tour. De quoi en mener large toute la soirée et être considéré, à la fin de celle-ci, comme le meilleur danseur. 

De grâce, trouvez la formule dans le secteur des communications, le monde doit comprendre. En attendant de tasser Timmins après le repêchage...

Coup de cœur

Laurent Duvernay-Tardif
Photo courtoisie, Normand Huberdeau
Laurent Duvernay-Tardif

Impossible d’ignorer Laurent Duvernay-Tardif

Le brillant colosse sera enseigné un jour dans les meilleures universités. La NFL ne réalise pas à quel point il est son meilleur élément pour faire contrepoids au vent mauvais qui souffle sur le football en raison des cas d’encéphalopathie traumatique chronique. Des vedettes se retirent dans la douleur avant 30 ans, mais docteur Laurent, bolle de McGill qui fabrique des bols en bois, s’en va au Super Bowl. Une très belle histoire.

Coup de gueule

Rod Manfred
Photo WENN.com
Rod Manfred

Le baseball majeur m’a grandement impressionné dans sa chasse aux tricheurs et dans sa détermination à les punir. C’est le premier sport majeur à sévir aussi massivement. Pour cette raison, je me réconciliais avec une certaine pureté. Mais voilà, le commissaire Rod Manfred a dit ne pas avoir l’intention de retirer leurs titres de 2017 aux Astros de Houston et de 2018 aux Red Sox de Boston. Motif : on ne veut pas réécrire le passé. Autrement dit, quelques têtes ont roulé, on balaie le reste sous le tapis. Décevant.  

Un p’tit 2 sur...

On espère une vente efficace de la part de Marc Bergevin d’ici le 24 février. Exit Tatar, Petry et Kovalchuk. Exit aussi Claude Julien, mais seulement durant le bilan de fin de saison. Exit Trevor Timmins, dans son cas, après la séance de sélection à venir en juin. Enfin, nomination d’un président des opérations hockey, forme de mise sur la voie d’accotement de Geoff Molson. Bon, je sais, ça peut paraître beaucoup. Pourtant, pour moi, ce n’est qu’un « reset sur le fly ».