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Course à la direction du PLQ: accrochage Anglade-Cusson sur l’éthique

La course à la direction du PLQ fait des flammèches

Les candidats à la chefferie du Parti libéral du Québec, Alexandre Cusson et Dominique Anglade
Photo d'archives, MARIO BEAUREGARD (AGENCE QMI) Les candidats à la chefferie du Parti libéral du Québec, Alexandre Cusson et Dominique Anglade

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L’équipe de Dominique Anglade accuse le clan d’Alexandre Cusson de se livrer à des attaques personnelles en affirmant que la candidate à la chefferie est dans le « déni » par rapport au thème de l’éthique.   

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« Ce qui a été dit hier [dimanche] par Mme Rizqy et M. Cusson a entaché toute la classe politique québécoise. Ce qu’ils ont dit, c’est qu’il y a une perception de corruption de toute la classe politique. Ce n’est pas ce que je vois dans la réalité », a tonné, lundi, le député et coprésident de la campagne de Mme Anglade, Carlos Leitao.

Dimanche, le maire de Drummondville, Alexandre Cusson, a officiellement lancé sa campagne en se présentant comme champion de l’éthique. Il a affirmé qu’il faudra poser « des gestes » afin de redorer l’image de la classe politique auprès de la population.

  • ÉCOUTEZ l'entrevue d'Alexandre Cusson à QUB radio:   

« Il y a cette idée constante qu’il y a une odeur de corruption qui flotte sur la politique au Québec, alors qu’on sait que les règles ont changé depuis quelques années. Tout est différent, mais il semble que ça ne rentre pas dans les maisons, les gens ne voient pas ça », disait-il.

Marwah Rizqy a alors renchéri : « [Alexandre Cusson] comprend qu’on ne peut pas vivre dans le déni. Il y a des gens qui ne veulent pas parler d’éthique, mais nous, on veut en parler ».

« Changer de ton »

Ces propos sont jugés inacceptables par l’équipe de Dominique Anglade. La semaine dernière, Mme Anglade avait dit aux journalistes que, sur le terrain, les citoyens lui parlent de projets de société, et pas d’éthique.

Cela ne justifiait pas l’usage du mot « déni », a clamé Marie Montpetit, qui a invité le tandem « Rizqy-Cusson » à changer de ton et « à faire preuve de retenue ».

De son côté, le chef par intérim Pierre Arcand n’est pas intervenu. « On n’est pas dans une situation hors contrôle », a-t-il dit. Il a ajouté que « les débat, les chocs d’idées, c’est inévitable ».

Il a rappelé l’accrochage, en 2013, entre Philippe Couillard et Raymond Bachand, sur les liens entre M. Couillard et Arthur Porter, ex-directeur général du CUSM soupçonné de fraude.

Quant à la question éthique, M. Arcand a reconnu « qu’on en entend parler de façon constante actuellement ».

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