/news/currentevents
Navigation

Motoneigistes disparus au Lac-Saint-Jean: la signalisation en cause?

Coup d'oeil sur cet article

SAINT-HENRI-DE-TAILLON | La signalisation du sentier aurait pu induire en erreur les huit motoneigistes français et leur guide québécois disparus la semaine dernière au Lac-Saint-Jean, selon des adeptes de motoneige qui fréquentent le secteur. 

Le groupe de touristes circulait sur le sentier 93, en direction Est, lorsque, pour une raison toujours inconnue, ils se sont aventurés sur les glaces de la rivière La Grande Décharge. 

Jean-François Simard, un amateur de motoneige du secteur qui a emprunté le même trajet que le groupe au cours de la fin de semaine dernière, ne pense pas qu'ils avaient perdu leur chemin. Il se demande même si les touristes se sont rendu compte qu'ils n'étaient plus dans le sentier fédéré. 

«Tu es supposé tourner pour aller en direction d'Alma. Mais le soir, avec la neige, tu peux facilement penser que le sentier se continue au-delà de l'intersection. Sauf que c'est un piège, parce que c'est pas long que tu es rendu à l'eau claire», a-t-il expliqué. 

Le motoneigiste se souvient d'avoir vu une clôture à neige à cet endroit dans le passé. 

Par ailleurs, si le groupe est demeuré dans le sentier en tournant bel et bien en direction d'Alma à l'intersection, il aurait pu tout de même confondre les indications, selon M. Simard. 

Panneau au mauvais endroit 

TVA Nouvelles a pu constater, lundi matin, qu'un panneau de signalisation indiquant la route à prendre pour se rendre dans les municipalités voisines n'est pas installé au bon endroit. 

Jean-François Simard et sa conjointe ont même aidé des motoneigistes perdus à retrouver leur chemin dimanche dans le secteur. 

«Je les ai emmenés dix kilomètres plus loin sur le sentier pour être certain qu'ils se rendent à Alma», a-t-il précisé. 

Selon lui, Québec doit collaborer pour aider les clubs de motoneige à sécuriser les sentiers. 

Il rappelle que ce sont des bénévoles qui travaillent au sein de ces clubs et qu'ils ont peu de ressources financières. 

Le président du Club de motoneigistes Lac-Saint-Jean préfère ne pas commenter tant que l'enquête entourant la tragédie ne sera pas complétée.