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Près d’un demi-million d’aînés au travail pour contrer la pénurie de main-d'oeuvre

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Alors que la pénurie de main-d’œuvre s’intensifie, les Québécois travaillent de plus en plus vieux, montre le plus récent bilan du ministère du Travail et de l’Emploi, selon lequel plus de 405 000 travailleurs âgés de 60 à 69 ans demeurent actifs. 

«En un an, on a réussi à augmenter le taux d’emploi des travailleurs expérimentés de 35,5% à 36,7%», s'est félicité le ministre du Travail, Jean Boulet, en entrevue à TVA Nouvelles. «C’est l’ajout de 21 500 travailleurs expérimentés dans le marché.» 

Depuis janvier 2019, le ministère a dépensé plus de 832 M$ pour contrer le manque de travailleurs, une augmentation de 6% par rapport à 2018. 

Jeunes et handicapés 

Le marché de l’emploi a accueilli 22 000 jeunes (15 à 24 ans) supplémentaires en 2019. Le nombre de prestataires de l’aide sociale a reculé de près de 10%, passant de 110 000 à 100 000. 

Les entreprises ont embauché 9% plus de personnes handicapées via le programme de subvention Contrat d’intégration d’Emploi Québec. 

«On a mobilisé l’ensemble des ressources pour accompagner et conseiller les entreprises qui sont en quête de salariés, a expliqué le ministre. Il reste beaucoup à faire, mais on a fait un bon pas dans la bonne direction.» 

Productivité 

Au cours de la prochaine année, le gouvernement mettra l’accent sur l’augmentation de la productivité et l’amélioration des compétences des salariés. 

Si le Québec réussit à rattraper son retard de productivité avec l’Ontario, ce serait l’équivalent de combler 500 000 emplois. 

«Il ne faut pas nécessairement travailler plus, il faut travailler mieux, a lancé Jean Boulet. Notre taux d’automatisation au Québec dans le domaine manufacturier n’est que de 25%; il est de 75% en Allemagne et de 50% aux États-Unis.» 

Le ministre a laissé entendre qu’il augmentera les mesures gouvernementales pour favoriser la formation des travailleurs aux technologies numériques.