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Rentrée parlementaire : l’heure de la mise au jeu

Toutes les promesses ont maintenant leurs preuves à faire.

Rentrée parlementaire : l’heure de la mise au jeu

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Je parie que vous vous êtes déjà dit que le Québec se porterait nettement mieux si on accordait la même attention, et surtout la même passion, à la chose politique qu’au hockey. Ce n’est pas que je souhaiterais qu’on casse des vitrines ou qu’on renverse et incendie des voitures chaque fois qu’un député « score » en chambre, mais en cette journée de rentrée parlementaire, sur le point de signer la toute première mise au jeu de l’année, je m’amuse du fait qu’il y a bel et bien un parallèle candide à faire entre le hockey et la politique.   

  

Alors que le Québec sortait à peine du tollé qu’avait engendré l’adoption de la loi 21, qui l’a étonnamment révélé à lui-même, le Canada s’est lancé dans des élections surprenantes, qui ont eu des airs certains de repêchage d’entrée à la LNH, amenant son lot de nouveaux joueurs particulièrement prometteurs. Toutefois, si le Québec n’a pas boudé son sentiment d’effervescence, je crois qu’il a toujours été fondamentalement conscient que, malgré les réjouissances, la vraie partie commence aujourd’hui et que toutes les promesses ont maintenant leurs preuves à faire.    

  

Poursuivons : j’observe que les plus grands héros de l’histoire du hockey n’étaient pas seulement des joueurs de talents. S’ils étaient les meilleurs, s’ils ont marqué nos mémoires et notre admiration, c’est parce qu’ils se savaient investis de la confiance, de la foi, du cœur et de l’identité de tous ceux qu’ils se savaient représenter chaque fois qu’ils sautaient sur la glace. Plus important encore, ils se savaient investis du devoir d’honorer cette confiance. De la nourrir. De la respecter.    

  

Si on s’y arrête un instant, on ne peut que constater qu’il en a toujours été de même avec nos plus grands politiciens, ceux qui ont leur place sacrée au panthéon de nos amours.   

  

Ainsi, ce qui s’ouvre aujourd’hui, m’apparaît comme une grande joute où, en guise de rondelles, ce sont, entre autres, nos enfants, nos familles, notre environnement, nos emplois, nos industries, nos ressources, nos relations internationales, notre sécurité et notre avenir à tous qui sont disputés sur le tapis vert de la Chambre des communes, et à l’issue de laquelle ce n’est jamais une coupe qui se gagne, mais la santé du pays et de nos gens.    

  

Je crois que c’est parce que je perçois comme un léger piquant dans l’air, immanquablement annonciateur d’une « saison » des plus intéressantes, que je tiens à souhaiter, au plus sincère de ma personne et de mes espérances, une très bonne rentrée parlementaire à tous les député(e)s. Ce que vous faites est très important et la palme, la vraie, reviendra à ceux qui le feront avec le plus d’élégance. Nous comptons sur vous.    

  

Sur ce, orgue enjoué, trompettes et bruit de crécelles!