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Une éducatrice qui a molesté un bébé de 18 mois s’en sort bien

Un proche de la femme a été arrêté pour avoir foncé sur le photographe du Journal

GEN - GENEVIÈVE BOYER
Photo Martin Alarie L’homme qui accompagnait Geneviève Boyer lundi s'est montré très hostile à l'endroit du photographe du Journal, comme le démontre ce cliché où il lui adresse un doigt d’honneur, à la sortie de la salle d’audience, au palais de justice de Saint-Jérôme.

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Une éducatrice d’un centre de la petite enfance des Basses-Laurentides qui a violenté un bambin de 18 mois s’en tirera sans casier judiciaire, mais il lui sera interdit de travailler auprès de jeunes enfants pendant deux ans.  

• À lire aussi: Une éducatrice accusée de voies de fait sur cinq enfants  

Initialement inculpée de voies de fait contre cinq bébés, Geneviève Boyer, lundi, au palais de justice de Saint-Jérôme, n'a avoué avoir molesté qu'un seul des bambins.  

Les faits se sont produits en novembre 2017 au CPE Les Lutins Enchanteurs de Saint-Colomban.  

Deux enfants d’environ 18 mois s’amusaient ensemble lorsque l’un d'eux s’est mis à frapper l’autre avec un jouet.  

Dans un mouvement rapide, Boyer a agrippé l'un des bébés par un bras et l’a fait passer par-dessus une clôture dont la hauteur n’a pas été spécifiée en cour. Le bambin ainsi empoigné – l'on n'a pas précisé duquel des deux il s'agissait – n'aurait pas été blessé.

Me Julie Couture, de la défense, a dit au juge Michel Bellehumeur que sa cliente avait agi par «réflexe».  

«Le geste qui a été posé n’était pas approprié. Il y avait d’autres alternatives. Madame aurait pu tout simplement enlever le jouet de l’autre poupon», a observé Me Pierre-Alexandre Krupa, de la Couronne.   

Dans le cadre d’une entente entre les avocats, les quatre autres accusations ont été abandonnées, la preuve étant difficile à faire en l’absence de rapports médicaux, a expliqué Me Krupa.  

Geneviève Boyer
Photo courtoisie
Geneviève Boyer

Absolution  

Le juge Bellehumeur a accordé à Mme Boyer une absolution conditionnelle, de sorte qu'elle n'aura pas de casier judiciaire si elle s'abstient de troubler l’ordre public pendant deux ans.   

Durant cette période, la femme de 42 ans ne pourra pas occuper d’emploi rémunéré ou bénévole qui la mettrait en contact avec des jeunes de moins de 5 ans.   

Il lui sera également interdit de retourner au CPE en question ou d’entrer en contact avec les familles des bambins impliqués.   

«Ça permet de clore le dossier en protégeant les personnes qui ont besoin d’être protégées», a résumé le magistrat.  

Arrestation au palais  

Si Geneviève Boyer s’en tire à bon compte, l'un de ses proches s’est quant à lui mis dans l’embarras lundi.  

Pour tenter d’éviter que le photographe du Journal prenne un cliché de l’accusée, l’homme aurait foncé vers lui avec une main dans les airs, des gestes qui ont entraîné l’intervention des constables spéciaux.   

L’individu aurait également dit sans gêne à notre photographe que «si [sa] photo se retrouve dans Le Journal, ça va mal aller».   

Il a été arrêté par les constables spéciaux, puis relâché, mais le dossier sera soumis à la Couronne, qui déterminera si des accusations seront portées.  

Un article du Code criminel stipule notamment qu’il «est interdit, sauf autorisation légitime, d’agir de quelque manière que ce soit dans l’intention de provoquer la peur chez un journaliste en vue de lui nuire dans la diffusion d’information».