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Une jeune femme de Québec réussit à vaincre son cancer du côlon

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Une jeune femme de Québec a traversé toute une épreuve. Elle a vaincu un cancer du côlon, l'un des plus meurtriers au pays.  

La vie de Sarah-Line Beaulieu a été complètement chamboulée, il y a deux ans.  

«On m'a annoncé que j'avais un cancer colorectal stade 3, à l'âge de 26 ans.»  

Alors que ses amis entrent sur le marché du travail, Sarah-Line doit mettre ses projets sur pause et traiter son cancer.  

«J'ai eu entre trois opérations. J'ai eu par la suite des traitements de chimiothérapie. J'ai eu 28 traitements de radiothérapie.»  

Elle doit vivre avec une stomie pendant près de trois mois.  

«C'est un genre de sac qui est sur le ventre. En fait, on vient détourner l'intestin pour ramasser les selles dans ce sac-là. La raison pour laquelle j'ai dû en avoir une, c'était pour éviter que je fasse des fuites anatomiques.» «Je ne peux pas avoir des enfants naturellement.»  

Encore aujourd'hui, certaines conséquences de sa maladie sont difficiles à accepter.  

«Je ne peux pas avoir des enfants naturellement. Mais heureusement, avant de commencer mes traitements, on a fait congeler des ovules. Donc, je vais pouvoir peut-être essayer d'avoir des enfants, puis de porter les enfants plus tard. Mais c'est sûr qu'à 26 ans, moi qui étais certaine que je voulais en avoir, des enfants, c'est certain que ça a été un énorme deuil de savoir que ça allait être différent pour moi cette partie-là de ma vie. C'est encore quelque chose qui est difficile pour moi d'accepter.»  

Une personne sur 16 sera atteinte par un cancer du côlon au cours de sa vie. Il est plus meurtrier que ceux du sein et de la prostate réunis, d'où l'importance de réaliser un test de dépistage.  

Il est suggéré pour les 50 ans et plus de le faire tous les deux ans.  

«Chez les moins de 50 ans, le nombre de nouveaux cas augmente de plus en plus, on ne sait pas pourquoi», a affirmé le docteur François Letarte qui est chirurgien colorectal au CHU de Québec.  

Il explique que ce qui est sournois avec le cancer colorectal «c'est qu'il n'y a aucun symptôme. Donc, il n'y a pas moyen de le savoir. C'est vraiment par le dépistage universel, qui va nous permettre de diagnostiquer».  

Taux de survie  

La bonne nouvelle, c'est que le taux de survie s'améliore.  

«C'est un peu comme la plomberie. S'il y a une mauvaise guérison, il peut y avoir une fuite, ce qui entraîne une infection assez dangereuse qui peut mener à un décès et aussi à une qualité de vie moindre: retour au travail plus lent, risque de sac permanent plus élevé [...] C'est bien guérir les patients, mais on veut aussi qu'ils aient une belle qualité de vie.»  

Et c'est ce que permet une nouvelle machine depuis trois mois qui se nomme l'imagerie Pinpoint. C'est l'une des seules au pays pour la chirurgie colorectale et elle se trouve au CHU de Québec.   

«On pense être capable de diminuer le taux de complications alors de 10%, plutôt autour de 2% à 3%.»  

Aujourd'hui âgée de 27 ans, Sarah-Line explique que d'accepter la maladie n'a pas toujours été chose facile. Jamais elle n'aurait cru témoigner de son combat dans les médias.  

«J'ai été gênée de me faire diagnostiquer avec un cancer comme ça, alors que tout le monde a un côlon, tu en as un rectum! Pourquoi c'est gênant d'en parler? Je ne suis pas différente de quelqu'un d'autre. Passer par-dessus cette gêne, peut-être superficielle, puis d'aller vers ce qui est important [c'est ce que j'ai fait].»  

Maintenant, la jeune femme a repris le cours de sa vie, elle a repris le travail. Elle est guérie de son cancer. C'est une excellente nouvelle qui la motive à s'impliquer pour aider d'autres Sarah-Line de ce monde.