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Coronavirus: les ambulanciers prêts à intervenir

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MONTRÉAL | Les ambulanciers d’Urgences-santé sont prêts à intervenir s’ils doivent prendre en charge un patient porteur du nouveau coronavirus. 

Chaque ambulance possède une trousse spéciale dont les ambulanciers se servent déjà pour affronter toutes sortes de virus. 

«[C'est] pour toutes les maladies contagieuses, en fait. On va porter les mêmes équipements. Que ce soit la gastro, la grippe ou d’autres maladies», a expliqué un porte-parole d'Urgence-Santé, Stéphane Smith, à TVA Nouvelles. 

M. Smith a précisé que les ambulanciers qui devraient s’occuper d’un patient potentiellement infecté seraient prévenus avant de se présenter chez lui. 

«La répartitrice médicale d’urgence pose certaines questions. S’il y a des doutes, les paramédics seront avisés sur la fiche d’appel dans l’ambulance.» 

Des équipements encore plus sécuritaires ont déjà été utilisés lorsqu'il y a eu des cas d'Ebola, mais on croit que, cette fois-ci, ils ne seront pas nécessaires. 

Salle spéciale aux urgences 

Aux urgences de l'hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, les patients faisant de la fièvre se font demander de se tenir dans une salle spécialement aménagée, loin des autres patients. 

«On demande de porter le masque et on leur demande de s'installer dans cette pièce, où la ventilation permet une pression négative, et ça diminue le risque de transmission», a détaillé la coordonnatrice en prévention des infections du CIUSSS du Nord-de-l'Île-de-Montréal, Chantale Cloutier. 

Des questions spécifiques sont, là aussi, posées aux patients. 

«On va demander si la personne a voyagé dans les 14 derniers jours. On veut savoir dans quelles régions la personne a voyagé.» 

Si le cas est suspect, le patient est rapidement pris en charge par les urgentologues. 

«On va sécuriser tout de suite les lieux pour éviter d'exposer soit des employés, des patients, des visiteurs, et on va poursuivre l'évaluation pour voir la stabilité clinique du patient», a précisé Marc-André Smith, microbiologiste et infectiologue à l’hôpital du Sacré-Cœur. 

Les médecins peuvent utiliser trois salles à pression négative comme celle-ci, où on évite la contagion. 

Pour l'instant, au Québec, tous les cas suspects de coronavirus se sont avérés négatifs.