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Meurtre à Sainte-Foy: attaquée à l'arme blanche, la victime se serait débattue

La police de Québec confirme qu’une arme blanche a été utilisée par l’assassin de Marylène Lévesque

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Attaquée à l’arme blanche, la jeune femme de 22 ans assassinée dans un hôtel de Québec se serait visiblement débattue lors du crime, a appris Le Journal.  

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Rien n’avait filtré jusqu’ici concernant les circonstances du décès de Marylène Lévesque, retrouvée sans vie tard mercredi dernier à l’hôtel Sépia, dans le secteur de Sainte-Foy.   

Selon les informations obtenues par Le Journal, la jeune femme aurait été poignardée à de nombreuses reprises, dans une scène d’une rare violence.   

Eustachio Gallese a avoué avoir tué la jeune Marylène Lévesque, 22 ans, qui a été retrouvée sans vie mercredi soir dernier­­­ à l’hôtel Sépia, dans le secteur de Sainte-Foy, à Québec.
Photo d'archives, Agence QMI
Eustachio Gallese a avoué avoir tué la jeune Marylène Lévesque, 22 ans, qui a été retrouvée sans vie mercredi soir dernier­­­ à l’hôtel Sépia, dans le secteur de Sainte-Foy, à Québec.

Elle affichait notamment une blessure importante à l’abdomen, en plus de ce qui semblerait être des plaies de défense, laissant entendre qu’elle aurait résisté à son agresseur présumé, Eustachio Gallese.   

Questionnée sur ces informations recueillies par Le Journal, la police de Québec confirme qu’une agression à l’arme blanche est survenue dans cette affaire, sans élaborer davantage.   

La victime, Marylène Lévesque
Photo Facebook
La victime, Marylène Lévesque

Sans se méfier  

Rappelons que Marylène Lévesque, qui travaillait dans un salon de massage érotique, et Eustachio Gallese s’étaient donné rendez-vous à l’hôtel le soir des tristes événements. Selon des proches de la jeune femme, Gallese lui aurait offert 2000 $ pour la soirée, après lui avoir versé 1300 $ quelques jours auparavant pour le même type de service.   

Une amie proche de Marylène Lévesque a d’ailleurs confié que l’homme était un de ses clients «réguliers». D’apparence charmeur, respectueux, «le bel Italien» comme on l’appelait au salon de massage, aurait offert plusieurs cadeaux à la victime avant la soirée fatidique.   

«Il la gâtait avec des cadeaux. Il lui avait même acheté une télé pour Noël. On dirait qu’il a tricoté sa confiance pendant longtemps», raconte cette amie, qui croit que Marylène Lévesque ne s’est jamais méfiée de Gallese.    

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Ce dernier parlait même de son fils handicapé ou de sa tristesse d’avoir perdu sa femme quelques années auparavant. «Il n’avait jamais précisé comment, par exemple. C’est tout un manipulateur», enrage aujourd’hui cette amie.   

Pour une raison toujours inconnue, les choses ont toutefois mal tourné. Gallese s’est livré à la police vers 23 h 30, qui a rapidement découvert par la suite le corps mutilé de Marylène Lévesque. Il a été accusé le lendemain de meurtre non prémédité.   

Au moment des événements, Gallese, 51 ans, qui avait été condamné pour le meurtre non prémédité de sa conjointe en 2004, était en semi-liberté.   

Il avait toutefois la bénédiction de la Commission des libérations conditionnelles pour rencontrer des femmes, mais uniquement pour assouvir ses besoins sexuels.   

Faire son deuil  

Dans l’incompréhension totale depuis les funestes événements, la famille de Marylène Lévesque ne demande qu’à faire son deuil en honorant la mémoire de la jeune femme.   

«C’est difficile de ne pas pouvoir la voir, on est dans le néant présentement. On ne peut même pas organiser de funérailles parce qu’il faut attendre que l’autopsie soit terminée», déplore le parrain de la victime, Steeve Lévesque.   

«C’est un coup dur, elle [Marylène] nous a quittés seulement quelques mois après sa grand-mère. On venait juste de vivre un deuil et un deuxième nous frappe de plein fouet», confie-t-il.   

— Avec la collaboration de Pierre-Paul Biron et Jérémy Bernier