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La motoneige polluante, dit QS

Manon Massé, mardi, en marge du caucus présessionnel de Québec solidaire.
Photo Simon Clark Manon Massé, mardi, en marge du caucus présessionnel de Québec solidaire.

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Les Québécois devront changer rapidement leurs comportements et repenser leurs loisirs polluants comme les randonnées en motoneige, pour que le Québec atteigne ses cibles de réduction de GES, souligne Québec solidaire.  

«Ça va demander des changements importants. L’enjeu, c’est qu’on a tellement tardé que ces changements-là vont devoir arriver assez rapidement», a indiqué la chef parlementaire de QS Manon Massé mardi lors d’un point de presse en marge du caucus présessionnel de son parti.    

Par exemple, les citoyens auront à se questionner sur la façon de se loger et de s’alimenter, mais également sur la pratique de loisirs polluants, comme la motoneige. «Est-ce que c’est bon, brûler du gaz, pour l’environnement? La réponse est non. Qu’est-ce qu’on offre comme alternative? Je ne suis pas certaine qu’on offre grand-chose», a-t-elle indiqué.    

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Mais c’est surtout le gouvernement Legault qui doit donner l’exemple, ajoute du même souffle Mme Massé.    

Ultimatum  

Au matin, Mme Massé a souligné que le gouvernement Legault devait renoncer aux projets de construction d’un troisième lien à Québec ou d’érection d’une usine de gaz naturel liquéfié au Saguenay, qui vont empêcher le Québec d’atteindre ses cibles de réduction de GES. En cas de refus, l’ultimatum parlementaire de Québec solidaire plane toujours.    

«C’est non acceptable pour nous, car ça augmenterait les gaz à effet de serre [GES]. Il faut les diminuer», a expliqué Mme Massé.    

Québec solidaire menace le gouvernement Legault de lui opposer un blocage législatif en octobre prochain si la CAQ n’adopte pas un plan concret pour réduire les émissions de GES de la province de 45% par rapport à 1990 d’ici 2030. Ce plan doit être validé par des experts. L’exploitation ou l’exploration gazière et pétrolière devront également être interdites au Québec.    

Selon QS, il est clair que le maintien de ces projets constituerait une «contradiction insupportable». «Le plan, aussi beau soit-il, si on continue de mettre la pédale au plancher pour faire GNL Québec, il va y avoir un problème de cohérence et le gouvernement Legault va échouer son test de crédibilité», a expliqué le leader parlementaire Gabriel Nadeau-Dubois. Quant au troisième lien, il créerait de l’étalement urbain qui générerait des GES, a-t-il dit.    

C’est M. Nadeau-Dubois qui piloterait la stratégie de guérilla parlementaire pour bloquer le gouvernement caquiste. «Si le gouvernement ne remplit pas ces conditions, on va arrêter de collaborer. Ça veut dire qu’on va s’assurer que les projets de loi cheminent beaucoup plus lentement, que le travail quotidien du gouvernement va être beaucoup plus compliqué», a-t-il dit.    

Cibles ambitieuses  

QS menace d’adopter ces mesures le 1er octobre, mais la date pourrait être avancée. «La politique n’est pas quelque chose de statique. Dépendamment de ce qu’il y a dans le plan, de ce qui n’est pas dans le plan, les choses pourraient changer», a dit M. Nadeau-Dubois.    

La cible de réduction actuelle du Québec est de - 37,5% d’ici 2030, et le gouvernement Legault n’a pas l’intention de la changer. La province a raté sa cible de 2020, qui était de - 20%, n’étant parvenue à réduire les émissions que de 8,7%. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a toutefois demandé en automne que des cibles plus ambitieuses soient fixées, afin d’éviter une crise climatique.    

Le gouvernement Legault doit présenter son plan environnemental ce printemps, et les détails de sa mise en œuvre à l’automne 2020.      

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