/news/currentevents
Navigation

Un geste impardonnable par un conjoint possessif

Pierre Gagné-Boily plaide coupable de meurtre

Marie-Lisa Desbiens Victime meurtre Lévis
Photo courtoisie Marie-Lisa Desbiens, victime.

Coup d'oeil sur cet article

Le témoignage troublant de la tante de Marie-Lisa Desbiens, sauvagement assassinée à Lévis en août 2017 par son conjoint Pierre Gagné-Boily, a résonné comme un refus des proches de la victime de 30 ans d’accepter l’inacceptable.  

Trois semaines avant les faits, la femme originaire de Charlevoix avait annoncé son intention de quitter son conjoint des 13 dernières années. Le 25 août, alors que le couple doit se rendre dans Charlevoix, la victime confirme son intention de le quitter. 

Elle lui dit qu’elle a eu une relation sexuelle avec un homme qu’elle fréquente désormais. Gagné-Boily agrippe instantanément un couteau et la poignarde mortellement à 17 reprises.   

Après le meurtre, l’accusé a appelé sa sœur avec qui il était brouillé depuis quatre ans et demande à la voir. Une demi-heure plus tard, il lui avouait son crime. « J’ai pogné les nerfs après ma blonde, lui a-t-il dit, elle est morte, c’est certain. »  

C’est la tante de la victime, Lorraine Bergeron, qui a été désignée par la famille pour témoigner de leur peine après que Gagné-Boily a reconnu sa culpabilité à une accusation de meurtre au deuxième degré, mardi matin.  

Tristesse et malaise 

« Nous vivons chaque jour avec le sentiment d’avoir été manipulés par Pierre et avec le remords d’avoir laissé Marie seule entre les mains d’un meurtrier, que nous avons pourtant bien accueilli », a lu la femme avant de quitter la salle, dans un sanglot incontrôlable.  

La tristesse a laissé place au malaise lorsque l’accusé s’est ensuite adressé à la famille de la victime en les nommant un à un. Quelques-uns ont immédiatement quitté la salle, mais lorsque Gagné-Boily s’est adressé directement à sa victime – « J’étais certain de passer ma vie avec toi » –, la salle s’est vidée.  

L’accusé a parlé avec nostalgie et de façon dérangeante de sa vie d’avant avec la victime, avant de demander « pardon » et dire qu’il « regrette son geste ». 

Les avocats se sont entendus sur une période d’inadmissibilité avant une libération conditionnelle de 12 ans. Le juge a cependant demandé un délai avant d’entériner la décision.