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Environnement: «Les motoneiges sont là pour rester», dit François Legault

Environnement: «Les motoneiges sont là pour rester», dit François Legault
Photo d'archives, Agence QMI

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Les motoneiges ne sont peut-être «pas idéales» pour l’environnement, mais elles vont continuer de sillonner les régions du Québec pour longtemps, affirme François Legault.  

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«C’est un des grands plaisirs des gens en région. Est-ce que les motoneiges devraient être électriques? Peut-être qu’on va en venir là. Mais les motoneiges sont là pour rester», a lancé le premier ministre mercredi lors d’une mêlée de presse.  

La question lui a été posée à la suite d’une sortie de Québec solidaire sur l’environnement. La veille, Manon Massé, chef parlementaire du parti de gauche, avait de nouveau menacé le gouvernement d’un «ultimatum» pour qu'il intensifie ses efforts dans la lutte contre les changements climatiques.   

  • ÉCOUTEZ l'entrevue de Vincent Marissal à QUB radio:

Questionnée par les journalistes sur les changements que les citoyens devraient faire dans leur vie pour participer à ce combat, Mme Massé a soutenu que «ça va demander des changements importants [...] qui vont devoir arriver assez rapidement». Elle a parlé de façon de se loger, par exemple en mettant fin à l’étalement urbain, et d’alimentation.  

Elle a aussi souligné que la randonnée à motoneige, pratiquée comme loisir, est polluante. «Est-ce que c’est bon, brûler du gaz, pour l’environnement? La réponse est non. Qu’est-ce qu’on offre comme alternative? Je ne suis pas certaine qu’on offre grand-chose», a-t-elle indiqué.  

Le ministre de l'Environnement à la défense des motoneigistes   

Cette sortie a été mal reçue à la CAQ. Le ministre de l’Environnement, Benoit Charette, s’est porté à la défense de l’industrie de la motoneige. «On est en présence d’adeptes de la pensée magique qui, clairement, ne connaissent pas les régions du Québec. Ils sont très prompts à condamner les citoyens de par leur usage de la voiture, d’une motoneige. C’est un discours qui fait décrocher bien plus qu’il ne mobilise», a-t-il déploré.   

Il reconnaît qu’il s’agit d’une activité polluante, mais estime que l’impact positif sur l’économie des régions prend le pas. «Toute activité humaine a une empreinte écologique. Je sais que Bombardier travaille à électrifier les véhicules récréatifs, mais ce n’est pas moi ni mon gouvernement qui allons condamner, comme le fait QS, les adeptes de ce sport», a-t-il lancé, soutenant que plusieurs régions vivent de cette activité.   

M. Charette affirme que Québec solidaire est peu représenté à l’extérieur des grands centres urbains en raison de ce genre de sorties, et qu’il aurait aimé voir la réaction des électeurs de la députée solidaire de Rouyn-Noranda–Témiscamingue, Émilise Lessard-Therrien.  

Taxer les grosses cylindrées   

De son côté, le leader parlementaire de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois a minimisé l’impact de la motoneige sur les changements climatiques. «Si on met ensemble les motoneiges, les motocross, les quatre-roues, tous les véhicules hors route, on n’a même pas 6% des émissions de GES», a-t-il dit.  

Il s’agit, croit-il, «d’une diversion et d’un faux débat». Selon lui, Mme Massé ne faisait que répondre aux questions des médias. «La part du lion de nos émissions de GES, ce ne sont pas les quatre-roues et le skidoo, ce sont les véhicules personnels qui roulent sur les routes du Québec, c’est l’étalement urbain, le transport. Il ne faut pas se perdre, s’égarer sur des débats secondaires», a-t-il dit.  

Son collègue Vincent Marissal a renchéri en affirmant qu’il fallait plutôt limiter la vente de grosses cylindrées en taxant davantage les véhicules polluants comme le Ford F-150.  

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