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Les commerçants demandent à Québec de bannir les sacs en plastique

Les détaillants ciblent tous les sacs d’emplettes en plastique à usage unique au Québec

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Citoyens, à vos sacs réutilisables! Les marchands demandent au gouvernement Legault de bannir les sacs en plastique à usage unique sur l’ensemble du territoire québécois.  

• À lire aussi: Une idée bien reçue par les clients  

Québec devrait interdire aux épiceries, dépanneurs, pharmacies ou détaillants de vêtements de fournir des sacs d’achats en plastique à leurs clients, selon le Conseil canadien du commerce de détail (CCCD).     

  • Écoutez l'entrevue de Jean-François Belleau du Conseil canadien du commerce de détail avec Jonathan Trudeau à QUB Radio:  

  

«Un gain environnemental rapide pourrait être fait par le gouvernement du Québec du côté des plastiques à usage unique en bannissant sur l’ensemble du territoire québécois l’utilisation des sacs de plastique pour les emplettes», plaide le regroupement de détaillants, dans son mémoire déposé au ministre des Finances dans le cadre des consultations prébudgétaires.          

La Ville de Montréal interdit les sacs en plastique mince depuis 2018. Quelques municipalités ont emboîté le pas ou le feront dans les prochains mois, comme Bromont ou Sherbrooke.          

Certains ont ciblé les sacs légers ou plus épais, les poches biodégradables ou compostables, d’autres tous les sacs en plastique, peu importe leur épaisseur.      

Les clients rencontrés au IGA du boulevard Hamel, hier, à Québec, ont accueilli favorablement l’idée de bannir les sacs de plastique dans les commerces. Selon eux, cette avenue serait bénéfique pour l’environnement.
Photo Jean-François Desgagnés
Les clients rencontrés au IGA du boulevard Hamel, hier, à Québec, ont accueilli favorablement l’idée de bannir les sacs de plastique dans les commerces. Selon eux, cette avenue serait bénéfique pour l’environnement.

  

De manière uniforme  

Les détaillants interpellent la Coalition avenir Québec pour que la mesure soit appliquée de manière uniforme à tout le Québec. Le CCCD, qui représente quelque 18 000 magasins à travers la province, demande que l’État proscrive tous les sacs à bretelles en plastique, quels qu’ils soient.          

Et à la lecture du document, on constate qu’il s’agit d’une doléance qui ne date pas d’hier.          

«Tel que proposé à plusieurs reprises auprès du ministère de l’Environnement, le CCCD recommande le bannissement des sacs d’emplettes en plastique à usage unique sur l’ensemble du territoire québécois», souligne le mémoire, obtenu par notre Bureau parlementaire.          

L’été dernier, les épiceries IGA de l’île de Montréal ont interdit tous les sacs en plastique aux caisses. Par ce geste, la bannière disait vouloir retirer 12 millions de sacs de la circulation, ce qui représente 242 tonnes de plastique par an.           

Les consommateurs québécois semblent prêts à changer leurs habitudes pour s’attaquer à ce fléau.           

Pas les sacs pour le vrac  

Les marchands signalent toutefois que le plastique s’est aussi imposé dans leur industrie au niveau de l’emballage pour des raisons de salubrité des produits.          

«Il ne faut pas perdre de vue que dans une perspective de réduction du gaspillage alimentaire, les emballages plastiques jouent un rôle important pour préserver plus longtemps la fraîcheur des aliments», précise-t-on.          

Ainsi, les détaillants ne souhaitent pas pour l’heure qu’on étende l’interdiction aux emballages de plastique des produits d’épicerie ou aux sacs ultralégers pour les articles en vrac du supermarché.          

Rappelons que le gouvernement canadien de Justin Trudeau a annoncé son intention d’interdire les plastiques à usage unique à compter de 2021.      

  

  

DES CHANGEMENTS   

  • Les sacs de plastique à usage unique sont interdits à l’Île-du-Prince-Édouard depuis le 1er juillet 2019.          
  • Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador a déposé un projet de loi visant à bannir les sacs de plastique.                    

MAUVAIS POUR L’ENVIRONNEMENT   

  • Le sac de plastique met des centaines d’années avant de se dégrader dans la nature, bien qu’il ne serve couramment qu’une vingtaine de minutes*.          
  • Selon le Programme des Nations Unies pour l’environnement, le coût des dommages causés par les plastiques rejetés en mer est estimé à 13 milliards $US par année*.                    

* Source : Recyc-Québec