/sports/football
Navigation

Pas près d’arrêter le football

Laurent Duvernay-Tardif n’envisage pas la retraite à court terme

Laurent Duvernay-Tardif se voit encore plusieurs années dans l’uniforme des Chiefs de Kansas City.
Photo AFP Laurent Duvernay-Tardif se voit encore plusieurs années dans l’uniforme des Chiefs de Kansas City.

Coup d'oeil sur cet article

MIAMI  |  La victoire ou la défaite au Super Bowl, dimanche, n’aura pas d’influence sur la suite des événements pour Laurent Duvernay-Tardif. Si certains athlètes dotés d’un solide plan de carrière comme lui pourraient être tentés de décrocher après avoir atteint le sommet, le Québécois se sent encore trop lié au football pour envisager de quitter son sport pour la médecine.

• À lire aussi: La folie Duvernay-Tardif s’empare de la boulangerie familiale 

• À lire aussi: Super Bowl LIV: une pionnière chez les 49ers 

• À lire aussi: «C’est complètement fou»: Laurent Duvernay-Tardif vit le rêve du Super Bowl en restant concentré sur la tâche 

Dans son point de presse de la veille, l’entraîneur-chef des Chiefs, Andy Reid, avait mentionné qu’il s’attendait à compter sur les services de Duvernay-Tardif pendant encore quelques années et que, selon lui, son garde à droite partant ne semblait pas enclin à opter pour son autre amour, la médecine, dans un avenir immédiat.

Selon Reid, Duvernay-Tardif n’a pas atteint son apogée et dispose des capacités mentales et athlétiques pour continuer de s’améliorer.

Lors de la disponibilité médias des Chiefs mercredi, le Québécois a abondé dans le même sens.

« C’est très élogieux de la part de coach Reid. Le football est tellement un sport complexe et tu peux toujours l’amener à un autre niveau. J’apprends encore des choses chaque jour. Le football est un livre sans fin d’apprentissage. Sur la ligne offensive, si tu ne veux pas être en mode réaction, mais plutôt en mode anticipation, tu peux pousser ton étude pour des années à venir », a-t-il noté.

Situation contractuelle

Cela étant dit, Duvernay-Tardif est évidemment conscient de sa situation contractuelle. S’il reste encore trois saisons à écouler à l’entente paraphée en 2017, les Chiefs pourraient néanmoins décider de passer à autre chose sans trop de pénalité puisque l’essentiel des
garanties est écoulé.

À l’approche du match de sa vie, le joueur de ligne offensive a d’autres chats à fouetter et assure que si les Chiefs veulent bien de lui, comme son entraîneur-chef l’a clairement laissé entendre, il reviendra.

« Je mets toutes mes énergies sur le plus gros match de ma carrière et il arrivera ce qu’il arrivera après. Mais je pense que mon niveau de jeu a été assez bon pour justifier une place sur l’équipe l’année prochaine.

« Je ressens encore trop d’excitation, d’adrénaline et de fébrilité sur le terrain pour concevoir que ça pourrait être mon dernier match. On est en train de bâtir quelque chose de solide et j’ai encore trop besoin de gagner des matchs avec les Chiefs. Les choses ont tellement évolué positivement pour les Chiefs et pour moi à Kansas City depuis quelques années. Je veux continuer sur cette lancée », a-t-il clairement énoncé.

La question de la santé

Duvernay-Tardif ne cache pas que les risques à long terme pour la santé qui sont inhérents à la pratique du football ont influencé certains joueurs à accrocher leurs épaulettes plus tôt que prévu dans les dernières années.

Il ne se sent toutefois pas touché au point d’étudier sérieusement la question.

« En tant que joueur, c’est normal de se pencher sur la question de la santé. On peut se demander si ça en vaut encore la peine, et personnellement, pour moi, ça vaut le coup à 100 % avec tous les bienfaits que le sport m’apporte », a-t-il tranché.

« J’ai eu la confirmation que je peux attendre jusqu’à quatre ans après ma graduation pour me lancer en médecine. Je ne me trouve pas encore dans une situation où je dois prendre une décision. »

La graduation ayant eu lieu en 2018, il est donc possible que la question ne se pose pas avant 2022, ce qui correspond à la fin du présent contrat avec les Chiefs. La médecine risque donc de devoir patienter avant que le docteur Duvernay-Tardif intègre ses rangs.