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Les Jeux de Tokyo dans la mire de Katerine Savard

ART-NADIA-BUTTERFLY
Photo Joël Lemay Katerine Savard
Nageuse

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À la retraite pendant cinq mois en 2018, la nageuse Katerine Savard a changé de cap et plonge tête baissée dans l’espoir de se qualifier pour les Jeux olympiques de cet été à Tokyo.

« À seulement cinq mois des essais olympiques, j’aurais été vraiment conne d’arrêter, a résumé Savard qui a remporté une médaille de bronze aux Jeux olympiques de 2016 à Rio au 4X200m libre. J’aurais regretté de ne pas avoir continué jusqu’au bout. »

Les essais olympiques se dérouleront du 30 mars au 5 avril à Toronto. « Ce fut difficile au début de retrouver mon entraîneur Claude St-Jean que j’avais quitté, mais nous avons recommencé à croire en mes performances, a-t-elle raconté. Le côté mental est l’aspect le plus difficile. J’ai de la difficulté à croire que je peux faire ce que j’ai déjà fait. Je retrouve ma forme et mes temps. »

Aux essais, Savard nagera le 200m libre où elle doit terminer parmi les quatre premières pour obtenir son billet pour le relais 4X200m à Tokyo ainsi que le 200m papillon qu’elle avait arrêté après les Jeux de 2016. 

« Je suis actuellement 2e au 200m papillon au Canada et cette épreuve représente une option pour les Jeux. Je me sens plus forte depuis que j’ai recommencé le 200m papillon. »

Retour ardu

Le retour du Brésil où elle a réalisé un rêve en grimpant sur un podium olympique n’a pas été facile. 

« J’étais sur un nuage à mon retour et ce fut difficile. Toute ma vie, j’avais rêvé de remporter une médaille olympique et j’avais réussi. Je me demandais qu’est-ce que j’allais pouvoir faire de plus. Parce que les attentes sont grandes après une médaille, je craignais de décevoir tout le monde qui s’attendait à ce que je remporte une autre médaille. »

Savard a pris une pause salutaire. « J’avais besoin de me sortir du monde de la natation. En 2018, j’ai arrêté cinq mois, dont trois que j’ai passés en Asie. À mon retour, Pierre Lamy m’a invitée à venir nager avec les Carabins puisqu’il me restait un an d’admissibilité dans les rangs universitaires. À ce moment dans ma vie, j’avais besoin de ce changement. J’ai changé de piscine, d’entraîneur et de groupe. 

« Ce fut difficile au début, mais mon état d’esprit a changé en décembre quand j’ai commencé à nager avec les gars, de poursuivre la nageuse qui a fait ses débuts olympiques en 2012 à Londres à l’âge de 18 ans. J’ai retrouvé mon désir de compétitionner et ce fut le point tournant dans ma décision de tenter ma chance aux sélections olympiques. »