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Les Québécois jugent insuffisante l’offre du gouvernement aux intervenantes en milieu familial

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Une écrasante majorité de Québécois juge insuffisante l’offre de Québec de hausser de six cents le salaire horaire des intervenantes en milieu familial, qui entament une grève vendredi.  

C’est ce que révèle un sondage de la firme Léger menée pour le compte de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) du 24 au 27 janvier et obtenu en primeur par l’Agence QMI.  

Pas moins de 90% des répondants à ce coup de sonde jugent «pas assez élevé» une hausse salariale équivalente à 12,50 $ l’heure pour les intervenantes en milieu familial.  

Et encore, ils sont même une majorité (61%) à considérer un salaire de 16,50 $ l’heure pour les intervenantes en milieu familial comme «pas assez élevé».  

Celles-ci gagnent présentement l’équivalent de 12,42 $ l’heure et, avant les Fêtes, Québec leur a présenté une offre équivalente à 12,48 $ l'heure pour la première année. Elles demandent quant à elles une rémunération équivalente à 16,75 $ l’heure.  

Les résultats de ce sondage arrivent à point pour les quelque 10 000 membres de la FIPEQ-CSQ qui entreprennent une grève «créative» à compter de vendredi.  

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Les intervenantes en milieu familial ouvriront les portes de leurs services quinze minutes plus tard la première semaine, trente minutes la seconde, et de façon graduelle jusqu’à deux heures plus tard en mars.  

«On est très content de voir que les parents et la population sont de notre côté et qu’ils jugent également que les offres du ministère sont dégradantes. La population nous reconnaît un salaire plus élevé. Si on n’est pas écouté par le ministre, on espère qu’il va écouter la population», a déclaré la présidente de la FIPEQ-CSQ, Valérie Grenon.  

Si cette grève oblige de nombreux parents à revoir leurs routines du matin, Valérie Grenon considère toutefois avoir l’appui de plusieurs d’entre eux.  

«Ce qu’on sent, c’est que les parents sont fâchés un peu de retarder leur arrivée au travail, mais on sent un beau mouvement d’appuis», indique-t-elle.  

La FIPEQ-CSQ se dit prête à cesser ses moyens de pression si les négociateurs du gouvernement montrent plus d’ouverture aux demandes de ses membres, ce qui n’est pas du tout le cas présentement, selon Valérie Grenon.  

«On n’est même pas encore à la contre-offre, affirme-t-elle. C’est sûr que ça n’avance pas assez rapidement.»