/misc
Navigation

Il faudra un coup d’éclat

Golden Knights c. Canadiens
photo d’archives, martin chevalier Claude Julien devra être sacrifié, mais pas avant avril.

Coup d'oeil sur cet article

Une semaine de pause permet au farouche partisan de se désintoxiquer légèrement de son héroïne, sa belle équipe. Quelques fois, il suffit d’une défaite au retour pour confirmer le transfert à la méthadone.

Le Canadien a perdu face aux puissants Capitals de Washington, et comme par enchantement, tout est devenu unanimement clair : « le club va encore rater les séries c’t’année ! »

Quatrième exclusion en cinq ans pour la Flanelle, troisième de suite. Geoff Molson ne pourra pas se substituer au barrage de questions au bilan d’avril. Et le chapelet d’excuses étalé lors des obsèques hâtives des derniers printemps laisse le président devant ce constat : il faudra un geste significatif. Marc Bergevin et Claude Julien sont sur la sellette. Un des deux devra partir. Lequel ?

Molson a donné un vote de confiance à Bergevin après la débâcle de 2017-2018. Il n’avait pas le choix puisqu’un an plus tôt, il avait entériné le croquis de relance de son directeur général, qui amorçait ainsi un deuxième plan quinquennal.

Excellent danseur

Et on ne peut pas dire que le propriétaire se soit trompé, à la lueur des mouvements de personnel du DG. Les transactions de Lars Eller à Washington et de Michael Sergachev à Tampa en retour de Jonathan Drouin ne sont pas des plus concluantes, mais Bergevin est en général un excellent danseur.

Joel Armia est arrivé avec des choix de 4e et 7e tours en retour de... Simon Bourque. C’est un vol monumental. Nick Suzuki va patrouiller le centre d’un des deux premiers trios dans les 12 prochaines années. Tomas Tatar produit comme jamais et pourrait valoir au moins un choix de premier tour en revente. Max Pacioretty est parti dans cette transaction qui a permis de consacrer Shea Weber capitaine et d’assainir le vestiaire.

Au fait, reste-t-il bien des sceptiques de la transaction qui a fait déménager PK au pays du country ?

Alex Galchenyuk n’est même pas proche de la production moyenne de Max Domi, autre bonne transaction.
Et que dire de celles-ci : Philippe Danault et un deuxième choix devenu Alexander Romanov en retour de Dale Weise et Thomas Fleischman. Thomas Vanek, qui a permis au CH d’atteindre la finale d’association en 2014, en retour de Sebastian Collberg et un choix de deuxième tour. Et Jeff Petry arrivé en retour de choix de deuxième et de
quatrième ronde.

Une fausse note

La plus grosse ombre au tableau de Marc Bergevin demeure le maintien à son emploi de Trevor Timmins. Ça, c’est un grand mystère. 

Quant à Claude Julien, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Il va rater les séries pour la quatrième saison complète de suite à la barre d’une équipe. Michel Therrien avait six points de priorité au sommet de l’Atlantique quand il a été congédié le jour de la Saint-Valentin. C’est Therrien qui a classé le Canadien en séries en 2017, avant que Julien ne perde en six face aux Rangers dès le premier tour. 

La vraie réponse se trouve à Boston. Les Bruins, menacés d’exclusion des séries au moment du congédiement de Julien une semaine avant celui de Therrien, ont depuis ressuscité. Leurs joueurs vedettes y atteignent des sommets de productivité, Chara est devenu intemporel. Tout est là en preuves. Le sacrifice devra être Claude Julien. En avril, pas avant. Faut pas brûler les éléments qui permettent d’acheter du temps...

Coup de cœur

Golden Knights c. Canadiens
Photo AFP

Au « Black Mamba », Kobe Bryant. Il m’a réconcilié avec la NBA lors de la finale de 2010. Un triomphe au septième et ultime match de SES Lakers contre LE rival de Boston. J’avais décroché de la NBA au profit de la NCAA, de sa pureté et de ses deux demies de 20 minutes. Paradoxalement, Kobe n’a jamais joué un match universitaire, passant du secondaire à la NBA, imité par « King » LeBron James plus tard. Le vide sera grand et pour longtemps. Il occupait l’espace, serein et accompli. R.I.P.

Coup de gueule

Golden Knights c. Canadiens
Photo Pierre-Paul Poulin

Le protocole des commotions cérébrales dans la Ligue nationale de hockey. C’est ni plus ni moins qu’une hérésie. Brendan Gallagher doit porter une visière teintée car il ressent les effets négatifs de la lumière intense. TOUS les spécialistes vous diront qu’il s’agit là d’un symptôme post-commotion et que le joueur affecté n’est pas guéri. Je présume qu’il faut accepter tout ça avec philosophie. Au même titre que l’on se soucie peu d’un travailleur de mines qui se crache les poumons ?

Un p’tit 2 sur...

La victoire des 49ers de San Francisco, demain à Miami. Posés, balancés, les Niners sont sans faiblesses. Ils me rappellent les Cowboys de Dallas sous Jimmy Johnson au début des années 1990, en un peu moins mordants offensivement, mais en plus incisifs défensivement. On savait les Cowboys bons, mais trop jeunes pour gagner. Résultat, ils ont atteint le Super Bowl de 1993 et y ont écrasé les Bills de Buffalo
52 à 17. Laurent Duvernay-Tardif m’empêche de pavoiser, mais ce sera Frisco par cinq !