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Les mots dits du samedi

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Plaire   

1- Hélène sait ce qui lui faut ou Hélène sait ce qu’il lui faut ? Avec les verbes se passer, arriver, advenir et quelques autres, dont convenir ou rester, les deux formes, « ce qui » ou « ce qu’il », sont correctes. Exemple : Hélène se demande ce qu’il se passe (ou ce qui se passe). Elle sait aussi ce qu’il lui reste (ou ce qui lui reste) à faire. Cependant, avec un verbe strictement impersonnel, un verbe qui n’existe que dans la forme impersonnelle et ne s’emploie donc qu’à la troisième personne du singulier, comme le verbe falloir, on emploie toujours « ce qu’il » : Hélène sait ce qu’il lui faut. Le verbe plaire, qui fait partie de la liste des nombreux verbes occasionnellement impersonnels, est plus exigeant. Dans sa forme personnelle, il veut être précédé de « ce qui ». Exemple : Dites-moi ce qui vous plaît (vous savez ce qui vous plaît). Mais la tournure impersonnelle exige « ce qu’il ». Exemple : Dites-moi ce qu’il vous plaît (de me dire, de faire).    

2- Il n’y en a pas un comme lui ou il n’y en a pas deux comme lui ? Il faut dire « il n’y en a pas deux comme lui ». En effet, s’il n’y en a « pas un », c’est qu’il n’y en a aucun, même pas « lui », c’est donc un non-sens. Ce qu’on veut dire, c’est : il n’y en a pas d’autres comme lui, donc « pas deux comme lui ».    

3- Doit-on dire la semaine dernière ou la semaine passée ? Ces mots sont interchangeables : l’an passé, l’an dernier ; la semaine dernière, la semaine passée.   

Ridicule   

1- « Dans mes dictionnaires de référence, le mot prioriser n’existe pas. À mon sens, il ne signifie rien de plus que “donner la priorité”. C’est plus court, soit ! mais c’est tout. Ce n’est pas un beau néologisme ». Voilà l’opinion d’une lectrice, D. Chatelier. Le verbe prioriser a longtemps été « mis au ban » de la langue française. Des ouvrages de référence en ignorent encore l’existence, certains dictionnaires le qualifient d’impropriété (Le Multi), mais d’autres, non des moindres (Le Larousse, Le Robert), en valident l’emploi. Comme le remarque notre lectrice, le verbe prioriser ne signifie rien de plus que « donner la priorité ». D’accord. Mais en invalider l’usage ? Peut-être pas. (Hé ! Je ne vais quand même pas me dédire : j’ai déjà proposé que ce nouveau verbe soit accepté.) Alors ? L’utiliser ? Oui, mais occasionnellement. Et surtout pas en compagnie rapprochée du nom priorité comme le font ceux-là, près d’être ridicules, qui ont « des premières priorités et vont les prioriser ».    

2- « On entend très souvent “je vous partage”, remarque Maryse G. Ne doit-on pas plutôt dire “je partage (quelque chose) avec vous” » ? On peut en effet partager son repas avec sa cousine, on peut partager la joie de son voisin... Cependant, on ne dira pas : je veux vous partager mon expérience. On dira plutôt je veux vous faire partager mon expérience... je veux vous faire part de mon expérience...   

Quelle est la bonne formule ?   

1- Elle a subi un revers d’infortune ou elle a subi un revers de fortune ?    

2- Lui faire changer d’idée ou le faire changer d’idée ?   

Les lettres mêlées    

NGIMARECNA  

Définition : Comploter.    

  

  

  

  

  

    

  

  

  

  

  

  

Réponses   

Quelle est la bonne formule ? 1- Elle a subi un revers de fortune.
2- Le faire changer d’idée. Les lettres mêlées : MANIGANCER