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Le tunnel «ne peut pas» aboutir dans Saint-Roch

Le maire Labeaume promet de «défendre» les résidents inquiets au centre-ville

Lundi, le ministre responsable de la Capitale-Nationale par intérim, Jonatan Julien, a renoué avec le maire Régis Labeaume à l’hôtel de ville, près de deux ans après sa démission fracassante du comité exécutif de la Ville de Québec.
Photo Stevens Leblanc Lundi, le ministre responsable de la Capitale-Nationale par intérim, Jonatan Julien, a renoué avec le maire Régis Labeaume à l’hôtel de ville, près de deux ans après sa démission fracassante du comité exécutif de la Ville de Québec.

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Régis Labeaume estime que le futur tunnel Québec-Lévis «ne peut pas débarquer dans le quartier Saint-Roch». Il a tenté, lundi, d’apaiser les inquiétudes des citoyens du secteur et a promis de les «défendre».  

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Sur le fond, le maire de Québec n’a pas changé d’idée. Il appuie toujours le principe d’un troisième lien qui reliera les deux centres-villes et le nouveau tracé privilégié par le ministre des Transports François Bonnardel. Il a même qualifié le futur mégaprojet de «game changer» lundi.  

«Le principe est brillant [...] Les gens sont charmés. Ils ne s’y attendaient pas. Ils trouvent ça cohérent. C’est le fun la cohérence. Les politiciens cohérents, ça arrive», a-t-il déclaré.  

De nombreux Lévisiens et citoyens de Québec économiseront des milliers de dollars par année en laissant tomber la voiture pour emprunter les autobus électriques qui traverseront le fleuve dans le tunnel, croit-il.  

Cependant, l’enjeu de la circulation automobile et la localisation précise de la sortie du tunnel sur la rive nord, annoncée près du Stade Canac au bout de l’autoroute Laurentienne, suscitent de vives inquiétudes.  

Plusieurs appréhendent des embouteillages monstres en raison d’un afflux massif de voitures et de camions en plein centre-ville.  

Il faut «travailler» sur la sortie  

«Là, ce qu’il faut travailler, c’est la sortie. Honnêtement, j’ai hâte de voir leurs intentions [au bureau de projet du 3e lien]. Je vais être bien clair : selon moi, ça ne peut pas débarquer dans Saint-Roch, il ne faut pas. Je ne veux pas que les gens de Saint-Roch soient touchés par ça et quand on y pense, il ne sortira pas là, ça ne fait pas de sens», a exprimé Régis Labeaume lors d’une mêlée de presse avant la séance du conseil municipal.  

Plus tôt dans la journée, le ministre responsable de la Capitale-Nationale par intérim, Jonatan Julien, avait renoué avec le maire Labeaume à l’hôtel de ville, près de deux ans après sa démission fracassante du comité exécutif de la Ville.  

Il anticipe pour sa part une réduction potentielle de la congestion grâce «au transport collectif efficace de ville à ville».  

Craintes de l’opposition  

En soirée, le sujet a monopolisé la séance du conseil. Le chef de l’opposition, Jean-François Gosselin, a demandé à l’administration Labeaume de «prendre un pas de recul» avec son projet de tramway, compte tenu de son arrimage au troisième lien, ce qui aura des impacts «majeurs» sur les déplacements entre les deux villes.  

Le maire a invité les partis d’opposition à «se calmer» et à attendre le plan détaillé du gouvernement Legault. «Avant de dire que ça va être extrêmement dommageable, on peut-tu laisser le gouvernement travailler un peu?», a-t-il plaidé.  

— Avec la collaboration de Stéphanie Martin et Taïeb Moalla