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Labeaume qualifie le troisième lien de «game changer»

Le maire Régis Labeaume et Jonatan Julien, ministre suppléant chargé de la Capitale-Nationale.
Photo Stevens Leblanc Le maire Régis Labeaume et Jonatan Julien, ministre suppléant chargé de la Capitale-Nationale.

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Ravi de la nouvelle mouture du troisième lien, qui reliera les centres-villes de Québec et de Lévis, le maire Labeaume a qualifié le futur mégaprojet de «game changer».  

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«Le principe est brillant [...]. Les gens sont charmés. Ils ne s’y attendaient pas à celle-là. Ils trouvent ça cohérent. C’est le fun, la cohérence. Les politiciens cohérents, ça arrive», a signalé Régis Labeaume, lundi en fin de matinée, en marge d’un point de presse.        

Selon lui, l’offre additionnelle en transport collectif et l’arrimage entre le Réseau de transport structurant de Québec et le tunnel Québec-Lévis pourraient conduire beaucoup de citoyens à délaisser leur deuxième voiture.       

Le maire Régis Labeaume et Jonatan Julien, ministre suppléant chargé de la Capitale-Nationale.
Illustration courtoisie

«Si tu travailles à Lévis, ça va te prendre une "saprée" bonne raison d’y aller en voiture [...]. Si tu veux garder 10 000$ après impôts dans tes poches chaque année et que tu es capable de te rendre à Lévis en transport collectif, tu vas dire: "Qu’est ce que je ferais ben avec 10 000$ de plus dans mes poches?". C’est une "couple" de beaux voyages par année, ça. Moi, je pense que ça peut changer les choses, ce projet-là», a-t-il affirmé.         

Répondant aux craintes d’un engorgement de la circulation automobile à la sortie du pont, dans Saint-Roch, M. Labeaume a tempéré cet argument en signalant que «c’est déjà engorgé du côté ouest. Ça va peut-être libérer l’ouest pour balancer les choses».   

Cela dit, le maire de Québec ne donne pas un chèque en blanc au projet dont les détails n’ont pas encore été dévoilés publiquement. «Il y a beaucoup de choses à voir. C’est un immense projet. On va manger l’éléphant tranche par tranche», a-t-il prévenu.   

Le maire Régis Labeaume et Jonatan Julien, ministre suppléant chargé de la Capitale-Nationale.
Photo Stevens Leblanc

Tout sourire aux côtés du maire, Jonatan Julien, ministre suppléant chargé de la Capitale-Nationale, était de retour à l’hôtel de ville de Québec, près de deux ans après sa démission de la vice-présidence du comité exécutif.   

«J’ai déjà travaillé chez Desjardins dans une autre vie, à Lévis, a-t-il rappelé. Je prenais ma voiture pour aller là. Avec l’option qui s’ouvre actuellement, avec le réseau structurant, le stationnement incitatif du côté de Lévis et les cinq stations potentielles, l’effet va être plutôt une réduction potentielle (de la congestion) liée au transport collectif efficace de ville à ville.»    

L’hypothèse du Phare «moins forte»  

D’autre part, le maire Labeaume a convenu que l’hypothèse d’une interconnexion à l’ouest via Le Phare est «moins forte un peu».  

Actuellement, quelques scénarios sont à l’étude pour réaliser cette interconnexion. Celle du Phare semble donc moins tenir la route, a confirmé le maire sans vouloir entrer dans les détails.   

Cela dit, ce dernier a ajouté avoir demandé aux responsables du bureau de projet du Réseau structurant de transport en commun (RSTC) «de ne pas changer grand-chose» à leur travail actuel en ce qui concerne l’interconnexion à l’ouest.   

«On a un certain nombre de quais qui sera fait pour la Rive-Sud et on va voir ce que nos gens vont nous conseiller», a-t-il fait savoir.   

Aucun dépassement de coûts pour le RSTC, jure le maire  

Régis Labeaume a, par ailleurs, été interrogé sur un récent sondage (jamais rendu public) qui aurait été commandé par la Coalition avenir Québec et dans lequel une question était posée sur un éventuel dépassement de coûts du RSTC.   

«Il n’y aura pas de dépassement de coûts. C’est 3,3 (G$). Pas une cent de plus. Ceux qui ont commandé le sondage, on va les sécuriser tout de suite. Pas une cent de plus», a répliqué le maire.