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Cherchez la cohérence

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Après avoir tout misé aveuglément sur un troisième lien dans l’est, l’opposition à l’hôtel de ville de Québec fait face à un mur d’incohérence que son chef n’a eu de cesse d’ériger depuis deux ans et demi.

Le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, a placé un hypothétique troisième lien dans l’est au cœur de sa campagne électorale, à l’automne 2017. On n’en connaissait pourtant ni le tracé, ni les coûts, ni les contraintes, qu’elles soient environnementales ou techniques.

Le projet, qui ne relevait d’ailleurs pas de la Ville, mais bien du gouvernement du Québec, n’a jamais inquiété M. Gosselin par rapport à ses impacts sur la circulation routière dans l’est.

Ces impacts pouvaient pourtant facilement être appréhendés pour les gens circulant sur Félix-Leclerc et Dufferin-Montmorency, notamment à Beauport où M. Gosselin siège comme conseiller. Des citoyens ont d’ailleurs déjà soulevé ces inquiétudes dans nos pages.

M. Gosselin ne s’est pas non plus inquiété par rapport aux impacts qu’aurait un troisième lien dans l’est en contexte de pénurie de main-d’œuvre. 

Cheval mort 

Maintenant que le projet s’est transporté au centre, entre Québec et Lévis, voilà que M. Gosselin s’inquiète sur tous les fronts. Plus encore, il hésite à donner son appui.

La vérité, c’est que M. Gosselin vient de voir son principal cheval de bataille s’évanouir sous ses yeux.

Avec le troisième lien qui sera lié au réseau structurant, comment pourra-t-il réclamer encore un référendum qui ferait tomber les deux plus grands projets de l’histoire de Québec?

Depuis des mois, il n’a que le mot référendum dans la bouche. De quoi va-t-il bien pouvoir parler maintenant? Il vient de perdre la face.

Encore une fois, on a bien hâte de connaître les détails entourant le projet de troisième lien central, que prévoit présenter le ministre Bonnardel d’ici la fin de mars.

Bien des questions seront posées et devront être posées concernant le nouveau tracé du troisième lien, qui apparaît beaucoup plus cohérent. 

Mais quoi qu’il en soit, le projet de réseau structurant soutenu par le maire, et dont la Ville de Québec est maître d’œuvre, vient d’être mis à l’abri en étant lié au troisième lien. Il s’agit d’une excellente nouvelle pour la région de Québec. A contrario, l’infime poids politique que pouvaient peut-être détenir M. Gosselin et son équipe vient littéralement de leur filer entre les doigts.