/finance/business
Navigation

Fini les canards boiteux, promet François Legault

Periode des questions
Photo Agence QMI, Simon Clark

Coup d'oeil sur cet article

Même si Investissement Québec (IQ) prendra désormais plus de risques, il faudra éviter les projets bancals, a prévenu hier François Legault.  

• À lire aussi: 8 entreprises en difficulté à surveiller: des canards boiteux qui piquent du nez  

• À lire aussi: Québec va prendre plus de risques avec les fonds publics   

« L’objectif, ce n’est jamais d’investir dans des canards boiteux, c’est d’investir dans des entreprises qui ont des perspectives de croissance importantes », a-t-il déclaré en point de presse à Montréal.  

Au fil des ans, IQ a investi dans plusieurs entreprises qui ont connu de graves difficultés, dont Stornoway, Orbite et Mine Arnaud.   

  • ÉCOUTEZ la chronique de Jean-François Gibeault à QUB radio:   

Le premier ministre du Québec a rappelé qu’une prise de risques plus importante peut s’accompagner de rendements plus élevés.  

« En affaires, il y a une courbe que tout le monde connaît: plus on prend de risques, plus, en moyenne, on va faire du rendement », a-t-il affirmé.  

Mais prendre plus de risques peut aussi entraîner une hausse des pertes financières. Le gouvernement prévoit que le rendement d’IQ pourrait descendre jusqu’à environ 2 % par année, soit le coût moyen de ses fonds sur les marchés d’emprunt. Au cours des cinq dernières années, le rendement d’IQ a varié entre 2,4 et 8,8 %.  

« IQ fonctionnait un peu comme une banque avec un objectif de vrai rendement, c’est-à-dire des revenus qui excèdent les dépenses, a soutenu M. Legault. [Maintenant], IQ est là pour amener des revenus additionnels au ministère des Finances [en attirant des investissements]. »  

Départ de Monique Leroux   

Le premier ministre a par ailleurs annoncé hier que le conseil d’administration d’IQ sera bientôt présidé par Jean St-Gelais, ancien secrétaire général du gouvernement, ancien PDG de l’Autorité des marchés financiers et de Revenu Québec ainsi qu’ex-président de l’assureur La Capitale.  

M. St-Gelais succédera à Monique Leroux, ancienne PDG de Desjardins, qui était en poste depuis 2016.  

« Jean [...], c’était le boss de tous les fonctionnaires, alors je m’attends à ce qu’il nous aide à accélérer l’approbation des investissements », a lancé François Legault.