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Le détaillant Mpompon a déclaré faillite

La tuque pompon à la mode
Photo M Pompon

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Après avoir accumulé plus de 240 plaintes en l’espace de deux ans à l’Office de la protection du consommateur (OPC), le détaillant spécialisé en tuques Mpompon est aujourd’hui en faillite.

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L’enseigne québécoise, qui réalisait ses ventes principalement en ligne, s’est placée à l’abri de ses créanciers le 24 janvier dernier en vertu de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité.

C’est le syndic Litwin Boyadjian qui est responsable du dossier.

Selon des documents publics, la compagnie Mpompon, qui est enregistrée comme une entreprise à numéros, a des dettes de plus de 510 000 $. Elle doit notamment 240 000 $ à l’Agence du Revenu du Québec.

La première assemblée des créanciers est prévue pour le 14 février.

Nombreuses plaintes à l’OPC

En septembre, Mpompon, qui a déjà reçu un avis d’infraction, occupait la deuxième position du palmarès de l’OPC pour les plaintes (47) déposées depuis avril 2019 par des clients pour des achats en ligne.

Le premier rang revenait à Amazon avec 58 dépositions.

Sur une période de deux ans, l’OPC a reçu 244 plaintes pour le détaillant québécois spécialisé dans la création d’accessoires avec de la fourrure recyclée contre 208 pour le géant américain.

Jointe par Le Journal, la propriétaire de l’enseigne, Émilie Legendre, a refusé de commenter sa situation financière. Dans un courriel, elle assure «que tout va pour le mieux» et que «de bonnes choses s’annoncent pour l’entreprise». Elle promet de fournir des réponses d’ici deux semaines.

Aux consommateurs, elle mentionne que «Mpompon.com est là pour rester». 

Au cours des dernières années, plusieurs clients se sont notamment plaints des délais de livraison et d’erreurs dans les commandes.

L’automne dernier, l’OPC affirmait qu’elle réalisait «des vérifications» auprès de la direction.

Le responsable du dossier chez Litwin Boyadjian n’a pas répondu à notre demande d’entrevue.