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[PHOTOS] Marchands de bonheur: les Remparts répandent la bonne humeur à l'école Madeleine-Bergeron

Les Diables rouges ont disputé un match amical contre les jeunes de l’école Madeleine-Bergeron

Quebec
Photo Stevens Leblanc Hunter Holmes était l’un des six joueurs des Remparts à s’être prêtés au jeu.

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L’issue de la rencontre était bien secondaire pour les joueurs des Remparts de Québec, mardi, contre les élèves de l’école Madeleine-Bergeron. Ils se sont plutôt affairés à répandre la bonne humeur, une mission dont ils se sont acquittés avec brio.  

Pour la 20e année, l’établissement de Cap-Rouge (anciennement de Sainte-Foy) fréquenté par des jeunes vivant avec un handicap a accueilli l’équipe de la LHJMQ entre ses murs, et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce passage attendu s’est transformé en grande fête.   

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Photo Stevens Leblanc

Rien n’avait été négligé pour cette visite bien spéciale des hockeyeurs : de l’hymne national à la présentation des joueurs et à la partie en fauteuil roulant. Darien Kielb, Dylan Schives, Gabriel Montreuil, Hunter Holmes, Aleksei Sergeev et Yu Sato ont fait de nombreux heureux.   

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«C’est toujours touchant de voir les jeunes comment ils sont heureux de nous voir et de nous accueillir. J’ai adoré l’effort qu’ils ont fourni aujourd’hui [mardi], honnêtement, ça jouait rough!»   

«Pour les jeunes, c’est une belle expérience et c’est important d’être présent dans la communauté [...] C’est important pour nos joueurs de connaître cette réalité. C’était le fun de voir sourire les jeunes», a souligné l’entraîneur associé Martin Laperrière, qui accompagnait les joueurs pour l’occasion.   

Grand amateur de sports, Thomas Tremblay s’efforce de bouger chaque jour en dépit de son handicap.
Photo Stevens Leblanc
Grand amateur de sports, Thomas Tremblay s’efforce de bouger chaque jour en dépit de son handicap.

Une grande résilience  

Thomas Tremblay attendait d’ailleurs ce moment avec ses idoles avec impatience en compagnie de ses amis Philippe et Étienne.   

Aux prises avec une paralysie cérébrale depuis sa naissance, l’adolescent de 16 ans mord dans la vie en dépit de son handicap alors qu’il pratique divers sports. Il fait partie des Bulldogs de Québec en basketball en fauteuil roulant.     

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«Nous sommes tous les trois de grands sportifs et on aime beaucoup le hockey. Nous sommes tous très intenses. On commence à parler de la visite des Remparts en septembre», a-t-il lancé.   

Très impliqué dans son école en plus d’effectuer du bénévolat à la Maison des jeunes de Charny, Thomas a toujours fait preuve d’une grande résilience. Il a livré un témoignage inspirant.   

«Quand tu vieillis, tu peux être triste en te rendant compte que tu ne peux pas tout faire, mais tu te relèves et tu trouves de belles alternatives. Je suis heureux. Et une journée où je ne fais pas de sport, je trouve ça difficile. Quelqu’un ne doit pas s’empêcher de vivre avec un handicap», a-t-il mentionné.   

«C’est une belle opportunité de vivre la vraie vie», a renchéri Martin Laperrière.   

Les joueurs des Remparts, dont Yu Sato, avaient troqué leurs patins pour un fauteuil roulant, mardi, au grand plaisir des jeunes Thomas et Étienne Audibert.
Photo Stevens Leblanc
Les joueurs des Remparts, dont Yu Sato, avaient troqué leurs patins pour un fauteuil roulant, mardi, au grand plaisir des jeunes Thomas et Étienne Audibert.

Un impact  

Coordonnatrice de l’activité et enseignante en adaptation scolaire, Véronique Messier est à même de constater les bienfaits de l’activité physique chez les jeunes vivant avec un handicap.   

«[...] Ce sont des jeunes qui évoluent beaucoup en faisant du sport. Si vous saviez comment nos jeunes sont résilients à l’école. Qu’ils soient capables de faire autant que Thomas, plus que Thomas ou moins que Thomas, je pense que tous les jeunes ont cette force-là. C’est ce qui fait la force de notre école, c’est que les jeunes aient la force de passer par-dessus toutes les embûches et tous les obstacles qu’ils ont dans leur vie.»   

Plus calme, le défenseur Nicolas Savoie a retrouvé ses aises  

À quelques mois du repêchage de la LNH, le défenseur Nicolas Savoie avait besoin de se faire rassurer.     

Reconnu pour sa fiabilité défensive depuis ses débuts avec les Remparts, l’an passé, l’arrière de 17 ans semblait s’écarter du style qui le caractérisait jusqu’à ce qu’une conversation avec Patrick Roy le replace sur le droit chemin. Depuis, l’entraîneur-chef et directeur général des Diables rouges se plaît à regarder son numéro 14.     

«Savoie joue très bien dernièrement. On a eu une bonne discussion et depuis ce temps-là, son jeu a monté [d’un niveau]. Nico se mettait peut-être aussi un peu de pression par rapport au repêchage [...] Je suis content de la manière dont il se comporte.»   

«On lui a dit ce qu’on attendait de lui et de s’assurer qu’il continue à jouer à l’intérieur de sa propre identité et non pas d’essayer de se forcer à jouer dans une identité différente de la sienne», a expliqué Roy alors que ses protégés effectuaient un retour à l’entraînement, mardi, après deux journées de repos.   

Retour dans ses bottines  

Classé au 190e rang des patineurs nord-américains en vue de la séance de sélection, ce qui signifie qu’il pourrait entendre son nom en sixième ou septième ronde, Savoie admet qu’il se compliquait un peu trop la vie sur la patinoire avant son tête-à-tête.   

«Ces temps-ci, je joue du vraiment bon hockey. J’ai aussi parlé à mon agent et ça m’a aidé à aligner mes choses. Ça a vraiment aidé. Je suis plus calme et moins stressé. Ça aide vraiment mon jeu. J’essayais de faire des jeux trop compliqués et faire des choses qui ne me ressemblent pas. Là, je ne fais que m’assurer de suivre mon rôle et ça va bien», a exposé le Néo-Brunswickois.   

Savoie ne s’en fait pas outre mesure non plus avec le fait qu’il n’ait pas encore touché la cible en 38 rencontres – il a récolté 10 passes.   

L’arrivée du vétéran gardien Tristan Côté-Cazenave a par ailleurs changé la dynamique chez les défenseurs du club junior.   

«Tristan aime communiquer avec nous. Il nous aide vraiment en zone défensive. De plus, il joue vraiment la rondelle», a analysé Savoie.