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Un musée de l’automobile tout neuf

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C’est un petit musée tout neuf, appelé « Garaje » qui devrait plaire à tous les amateurs de vieilles voitures de collection, dont l’humoriste québécois Michel Barrette.   

Mine de rien, en 1958, Cuba occupait le sixième rang au monde pour le nombre de véhicules automobiles par habitant. Ce sont ces mêmes véhicules, dont on a remplacé les moteurs d’origine par des moteurs de Lada, qu’on peut encore voir dans les rues du pays et qui servent bien souvent de taxis collectifs. On peut admirer, près du Capitole ou de l’hôtel Nacional, ces vieilles beautés des années cinquante, qui ne demandent qu’à vous faire découvrir les lieux historiques, mais aussi les coins plus secrets, de la capitale havanaise.   

La Havane possédait déjà un musée de l’automobile, mais il semblait plus ou moins à l’abandon. À l’occasion du 500e anniversaire de La Havane, on lui a refait une beauté, en le déménageant dans un nouveau décor, rue San Ignacio, entre les rues Teniente Rey et Amargura, dans la Vieille Havane.   

Les vieilles voitures de collection que vous pourrez admirer ont presque toutes une histoire. Parmi les automobiles plus « récentes », il y a deux Chevrolet de la fin des années cinquante ayant appartenu, l’une (verte) à Celia Sanchez, une femme exemplaire très proche de Fidel jusqu’à sa mort en 1980, et l’autre (blanche) au légendaire commandant Camilo Cienfuegos, disparu en mer au large des côtes cubaines.   

La pièce maîtresse : une magnifique DeSoto décapotable modèle 1949, donnée à l’Historien de la ville, Eusebio Leal, par un riche mécène de Chicago. On peut apprécier sur le mur adjacent les croquis techniques de cette voiture prestigieuse, dont la compagnie Chrysler arrêta la production en 1960.   

Il y a aussi deux papamobiles qui ont servi à promener le pape François lors de sa visite à Cuba, en septembre 2015.   

D’autres pièces de collection méritent qu’on s’y arrête, comme cette Ford A et cette première Ford T à Cuba, datant de 1914 et dont il ne reste que très peu d’exemplaires, une MG Morris 1953, une Alfa Roméo du même modèle que pilotait le fameux coureur automobile argentin Juan Manuel Fangio, enlevé par les Mouvement 26 Juillet, dirigé par Fidel Castro, en plein Grand Prix, en février 1958, des pompes à essence Shell et Texaco comme celles qu’on retrouve dans les œuvres du peintre étasunien Edward Hopper. Aussi trois motos des années cinquante que n’aurait pas reniées l’acteur principal du film Easy Rider, Dennis Hopper, et une motomarine que Fidel utilisait à l’occasion lors de ses balades en mer. Une guide pourra vous faire faire la visite en vous expliquant en détail l’histoire de chacun de ces véhicules.   

Bref, voilà une visite agréable d’environ une heure, sans aucun frais à débourser, dans un quartier animé qui offre plein de surprises.