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Procès de Jean-Baptiste Abel: le jury visionne des images de pornographie juvénile

Jean-Baptiste Abel, 30 ans, accusé de possession, accession et distribution de pornographie juvénile.
Phot JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS Jean-Baptiste Abel, 30 ans, accusé de possession, accession et distribution de pornographie juvénile.

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Le procès pour possession, accession et distribution de pornographie juvénile d’un informaticien qui était employé des Forces armées canadiennes a débuté mercredi au palais de justice de Québec devant juge et jury. 

Les accusations en lien avec la pornographie juvénile ne sont malheureusement pas chose rare dans les palais de justice.  

Cependant, les accusés qui choisissent de porter ce type d’accusation à procès devant douze de leurs pairs, eux, le sont plutôt, et c’est ce qu’a choisi de faire Jean-Baptiste Abel, 30 ans.  

Photos et vidéos 

Ce faisant, les cinq femmes et sept hommes qui ont été choisis pour faire partie du jury ont commencé mercredi à visionner certaines photos et vidéos qui auraient transité par des supports informatiques appartenant à l’accusé, entre le 1er août 2015 et le 19 octobre 2016. 

Le président du tribunal, Carl Thibault, a toutefois fait savoir hors de la présence du jury, mais avec la « permission aux médias de rapporter ce qui s’est dit dans la salle de cour pour que le public soit informé », que ces images seront montrées aux membres du jury sans que le public y ait accès. 

« Les pièces concernées seront d’ailleurs mises sous scellés », a-t-il précisé aux avocats du procès, Me Sonia Lapointe en poursuite et Me Louis Belliard en défense. 

Dès le milieu de l’après-midi, le sergent superviseur aux enquêtes contre l’exploitation sexuelle des enfants sur internet, Éric Belley, a présenté un « échantillonnage » de photos et vidéos récupérées à la suite de la perquisition menée chez Abel en octobre 2016. 

Descriptif « sobre », mais choquant 

Même si le descriptif du matériel s’est fait « sobrement », en précisant le sexe des enfants que l’on retrouvait sur les photos et vidéos : féminin, leur âge : entre trois et treize ans, et la position des victimes : nue, debout, accroupie, avec ou sans homme mature à leur côté, plusieurs jurés ont froncé les sourcils en voyant apparaître devant eux le matériel. 

Selon la preuve présentée, les enquêteurs de la Sûreté du Québec ont pu procéder à l’arrestation d’Abel après que le réseau social Facebook eut porté plainte contre l’un de ses utilisateurs, « Caïd Force », qui avait transmis une image à un autre compte. 

« Il ne faut pas oublier que même si les gens n’utilisent pas forcément leur nom pour les représenter sur Facebook, ils sont pour autant anonymes », a rappelé le policier aux jurés attentifs. 

La durée prévue du procès est de deux semaines.