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Contestation judiciaire de la loi 21: «C'est pas des maudites affaires d'Ottawa», affirme Yves-François Blanchet

Yves-François Blanchet
Photo d'archives, Agence QMI Yves-François Blanchet

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Le chef du Bloc québécois croit que le lieutenant politique de Justin Trudeau au Québec, Pablo Rodriguez, prend les Québécois «un petit peu pour des valises» quand il dit que le programme de contestation judiciaire est indépendant du gouvernement fédéral.  

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Mercredi, on apprenait que la Commission scolaire English-Montréal recevait 125 000$ pour contester l'application de la loi 21 sur la laïcité et 125 000$ pour contester le transfert de deux écoles anglophones vers le réseau francophone, via le Programme de contestation judiciaire mis sur pied par Ottawa.    

«On a créé une belle patente, et on dit, "le monde qui veulent écœurer, surtout le Québec, voici de l'argent". Alors on attaque sur deux flancs, le secteur de l'éducation, une juridiction exclusive de Québec, et [la loi 21], on vous l'avait dit», a dit Yves-François Blanchet en entrevue à QUB Radio.        

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«Le fédéral s'en vient là-dedans avec ses gros sabots, sauf qu'ils ont trouvé un paravent, "on va se cacher en arrière de ça. On va dire que c'est un organisme ben indépendant. Pis on va les laisser aller défier», a lancé M. Blanchet, qui ne croit pas à l'indépendance du programme de contestation, comme le prétend le ministre Pablo Rodriguez.    

Aboli par les conservateurs de Stephen Harper, le programme de contestation judiciaire a été rétabli le 7 février 2017 par le gouvernement Trudeau «comme pierre angulaire de son engagement envers un Canada diversifié, juste et inclusif», peut-on lire sur le site internet du gouvernement fédéral.    

Ce programme a souvent servi aux minorités francophones hors Québec pour contester des décisions prises par des gouvernements provinciaux, notamment en matière scolaire.    

Le programme de contestation judiciaire est administré par l’Université d’Ottawa.    

«Les décisions relatives au financement sont prises par deux comités d’experts indépendants – l’un pour les droits en matière de langues officielles et l’autre pour les droits de la personne. Ces comités sont chacun composés d'experts qui se rapportent à l’Université d’Ottawa», explique le gouvernement fédéral sur son site internet.    

Provocation  

Le chef du Bloc a aussi estimé qu'il s'agit de «la grosse provocation» parce que le programme a octroyé 125 000 $ à la Commission scolaire English-Montréal, car «on donne ça à un organisme qui obtient 350 millions de dollars [en budget]».    

«Y'ont pas besoin de ça, eux autres, dans la vie. Pis on leur donne 125 000 piastres, pis on leur dit "allez vous amuser avec ça pour écœurer Québec"».    

«C'est cousu de fils blancs.»    

Yves-François Blanchet est convaincu que le gouvernement fédéral «sait ce que ça va donner, il s'arrange pour ne pas savoir quand. C'était écrit dans le ciel. Je crois que ç’a été monté pour arriver», a ajouté l’élu du Bloc. Il croit que l'ancien ministre du Patrimoine, Pablo Rodriguez, «nous prend un petit peu pour des valises. Ça ne passe pas et personne ne le croit».    

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