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Un nouvel exosquelette ravive l’espoir de patients paraplégiques

L’un des seuls exosquelettes de nouvelle génération arrive à Québec

Mathieu, un assistant de recherche qui n’est pas lui-même paralysé aux jambes, a fait la démonstration du nouvel exosquelette.
Photo Stevens Leblanc Mathieu, un assistant de recherche qui n’est pas lui-même paralysé aux jambes, a fait la démonstration du nouvel exosquelette.

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Avec l’arrivée à Québec d’un nouveau type d’exosquelette – seulement l’un des trois en service dans le monde –, des patients paraplégiques pourront se rapprocher de leur plus grand rêve : recommencer à marcher. 

Certes, l’exosquelette robotisé qui supporte le poids de ses usagers existe depuis un certain temps. Mais l’Institut de réadaptation en déficience physique de Québec (IRDPQ) n’en possédait aucun. Et celui qu’il vient de se procurer fait ce que presque aucun autre ne sait faire : en plus d’aider le sujet à se mouvoir, une stimulation électrique favorise en même temps le renforcement des muscles. 

  

C’est un atout majeur, selon le chercheur Laurent Bouyer. « On passe d’une réadaptation classique à la fine pointe de ce qui se fait d’un seul coup. C’est un gros saut pour nous », dit le neurophysiologiste au Centre interdisciplinaire de recherche en réadaptation et en intégration sociale (CIRRIS).    

Mathieu, un assistant de recherche qui n’est pas lui-même paralysé aux jambes, a fait la démonstration du nouvel exosquelette.
Photo Stevens Leblanc

Investissement 

Cette petite merveille de la réadaptation physique a coûté la rondelette somme de 210 000 $, montant couvert par la Fondation Élan qui réalise ainsi l’investissement le plus important de son histoire. 

L’exosquelette, destiné aux gens blessés à la moelle épinière dans un accident ou en raison d’une maladie, permettra à des personnes ayant subi une lésion partielle de s’entraîner plus tôt et de récupérer leurs fonctions plus vite. 

Mathieu, un assistant de recherche qui n’est pas lui-même paralysé aux jambes, a fait la démonstration du nouvel exosquelette.
Photo Stevens Leblanc

Il est même permis de croire que certains cas plus lourds, qui étaient trop faibles pour espérer retrouver l’usage fonctionnel de leurs jambes, pourront y arriver, selon M. Bouyer. 

Mais cela, il faudra le vérifier à l’usage. L’appareil est tellement récent que la documentation scientifique est trop petite pour prédire son impact sur la guérison des patients. 

D’ailleurs, le CIRRIS lance un projet de recherche de deux ans à ce sujet en collaboration avec l’IRDPQ.  

Mathieu, un assistant de recherche qui n’est pas lui-même paralysé aux jambes, a fait la démonstration du nouvel exosquelette.
Photo Stevens Leblanc

Il faudra compter quelques mois avant que les premiers clients l’essaient à Québec. C’est donc une avancée « significative, oui, mais il faut bien gérer l’espoir », explique la Dre Isabelle Côté. 


En moyenne, 80 personnes blessées à la moelle épinière sont hospitalisées chaque année à l’IRDPQ.