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Le commissaire et les proprios en faveur du projet de garde partagée des Rays entre Montréal et Tampa Bay

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Photo d'archives Les propriétaires des 30 équipes du baseball majeur sont d’avis que le partage des Rays de Tampa Bay entre deux villes serait un projet viable pour l’organisation.

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On disait du plan de garde partagée des Rays de Tampa Bay dévoilé par le propriétaire Stuart Sternberg en juin qu’il était tordu et utopique. Huit mois plus tard, il appert que ce plan n’est pas si idiot, selon les réactions du commissaire des Ligues majeures, Rob Manfred.  

Questionné sur ce plan de garde partagée avec Montréal à l’occasion d’une réunion des propriétaires à sa sortie d’un hôtel d’Orlando, jeudi, Manfred a déclaré que les 30 équipes du circuit appuient le projet de Sternberg.   

La raison est claire : c’est la solution idéale pour assurer la survie des Rays dans la grande région de Tampa Bay. Et ce, même si c’est à temps partiel.   

« Je suis convaincu à 100 % et Stuart a convaincu tous les propriétaires qu’il s’agit du meilleur moyen pour garder le baseball majeur à Tampa Bay, a déclaré Manfred en entrevue avec le quotidien Tampa Bay Times.  

Nous croyons que cette alternative explorée d’une équipe évoluant dans deux villes différentes est viable et s’avère une excellente solution, a-t-il argumenté.  

Je suis impressionné tant par l’énergie des Rays dans ce projet que par la réceptivité des propriétaires », a ajouté le commissaire en vantant la présentation de Sternberg aux propriétaires.  

Parmi les bonzes du baseball réunis à Orlando, le président des Blue Jays de Toronto, Ray Shapiro, a plaidé en faveur d’une seconde équipe canadienne. Entre autres, pour les bénéfices que cela
apporterait au sport.  

« C’est évident qu’être la seule équipe canadienne amène ses avantages, mais ce serait fantastique pour la rivalité que les Rays se joignent à nous », a soutenu le président. Les deux équipes évoluent
d’ailleurs dans la division Est de l’Américaine.  

Pas d’illusion à St. Pete  

Manfred reste ouvert à l’idée que l’équipe déniche une façon d’obtenir un stade pour des saisons complètes dans la région de Tampa, mais il sait très bien que ce sera difficile. En vertu du bail liant les Rays et la ville de St. Petersburg au Tropicana Field jusqu’à la fin de la saison et du bras de fer entamé avec l’administration municipale dirigée par Rick Kriseman, le dirigeant des Ligues majeures ne se fait surtout pas d’illusion. Il s’en remettra au bon jugement de Sternberg et des dirigeants de l’équipe dans cette affaire.   

Ce coup de tonnerre des Ligues majeures en faveur du plan vient coincer le maire Kriseman sur l’échiquier des négociations en cours entre Sternberg et la Ville.   

Rappelons que les deux hommes ont entamé un intense bras de fer la semaine dernière. Les enjeux sur le quadrilatère du Tropicana Field sont nombreux, alors que Sternberg a décidé de bloquer le projet immobilier prévu, au grand dam du maire. Cela, même s’il possède des intérêts financiers dans le projet.   

Le proprio des Rays souhaite obtenir la permission d’explorer tangiblement ses options avant la fin de son bail au « Trop », ce que le maire lui interdit en vertu de l’entente.   

Pendant ce temps, à Montréal, l’Office de consultation publique tarde à remettre son rapport sur le secteur Bridge-Bonaventure où serait construit le stade. Il était d’abord prévu en janvier, mais voilà qu’il est retardé de plusieurs semaines.   

Ce délai permet au clan montréalais mené par Stephen Bronfman de placer stratégiquement ses cartes afin de claquer un grand coup le moment venu.