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Patrice Godin: sa drogue, c’est la course

Le comédien Patrice Godin
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits Le comédien Patrice Godin

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Patrice Godin voit sa passion pour la course comme un meilleur exutoire que la cigarette, qu’il a fumée pendant près de 30 ans. «Si oui, j’ai remplacé une drogue par une autre, je pense que celle que je prends est meilleure», a affirmé l’invité de Sophie Durocher et Richard Martineau pour Devine qui vient souper? à QUB radio.  

Alors que Richard Martineau disait croire que les coureurs excessifs entretiennent une réelle dépendance, mais socialement acceptable, Patrice Godin a répliqué en dressant un lien avec le tabagisme. La cigarette «en était une [drogue] qui était, il n’y a pas si longtemps, socialement acceptable. C’était la drogue par excellence», a-t-il indiqué.  

Écoutez l'extrait ici:  

Du balcon à l’ultra-marathon  

Très connu pour son rôle dans la série télévisée District 31, le comédien s’est remis au sport à l’approche de la quarantaine, ily a plus de 10 ans. C’est notamment en observant un joggeur en pleine canicule, alors qu’il fumait sur son balcon, qu’il a eu le déclic.  

«C’est en réalisant que je peux courir une demi-heure, 45 minutes, une heure, deux heures que j’ai tranquillement augmenté. J’ai vu qu’il existait ces courses-là, les ultra-marathons, et je me suis dit: ¨je vais essayer d’en faire un¨», a-t-il raconté.  

L’ultra-marathon est une course de plus de 50 kilomètres. «Le plus long que j'ai fait, c’était 335 km», a expliqué celui qui a déjà couru pendant 82 heures.  

Prochain défi pour le grand adepte de ce sport extrême? «Traverser le Canada à la course, je serais ¨willing¨ de le faire», a-t-il lancé.  

Si pour Patrice Godin, tout l’effort est dans la tête, il apprécie surtout le sentiment de courir seul. «Tu rentres profondément en toi [...] moi, ma thérapie c’est ça, c’est de me retrouver en milieu sauvage.»  

À la course comme dans l’écriture  

Conjuguant les tournages, la vie de famille, la course, mais aussi l’écriture, Patrice Godin admet se lever très tôt. «J’écris le matin [...] De 4 à 7, pour moi, c’est ma bulle parfaite», a-t-il dit.  

L’auteur compare ses blocages et ses pannes d’inspiration aux moments où il frappe un mur à la course.  

«Tu commences un marathon [...] tu es en forme et ça roule. Tu écris et tu as ton idée, et là, tu te dis: ¨je vais aller là et ça va se développer comme ça¨ et là tu arrives à 25-30 [kilomètres] et non, ce n’est plus le fun [...] Tu as des crampes et tu te dis: "je n’y arriverai jamais"», a-t-il détaillé.  

Écoutez l'émission complète ici:  

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