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«Un vent de folie souffle sur le globe», dit le patron de l’ONU

Le secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres.
Photo d'archives, AFP Le secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres.

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Le secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres, a de quoi être sur la déprime lorsqu’il fait le point sur la situation internationale en ce début d’année. L’escalade des interminables conflits au Moyen-Orient, Syrie, Libye, Yémen l’amène à parler d’un «vent de folie» qui balaie la planète . Et ce ne sont pas les seules menaces à la sécurité de la planète qui expliquent les sentiments sombres et lugubres du chef de la diplomatie mondiale. 

Déjà en novembre dernier, M. Guterres, avait constaté que les efforts du monde pour arrêter les changements climatiques avaient été «totalement inadéquats» et que le réchauffement du climat s’approchait vite du «point de non-retour»

Les hausses généralisées des températures qui entraînent des conditions météorologiques extrêmes provoquent les catastrophes climatiques qui se font sentir partout sur la planète avec des conséquences dévastatrices pour les humains et les animaux. 

Ce qui décourage particulièrement M. Guterres, c’est que le monde a les connaissances scientifiques et techniques pour entraver ces phénomènes, mais «ce qui manque, c'est la volonté politique». 

Guterres a souligné que même s’il existe un désir généralisé pour l'action climatique, en particulier chez les jeunes générations, les plus grands pollueurs, les États-Unis, la Chine et l'Inde y semblent indifférents sinon hostiles. Sans eux, les objectifs sont inatteignables

Trump s’est retiré de l’accord de Paris sur le climat et a entrepris un projet de réglementation destiné à maintenir en vie des centaines de centrales au charbon, qu’Obama voulait fermer pour réduire les émissions de gaz à effet de serre des États-Unis. 

À cela il faut ajouter les autres situations conflictuelles provoquées par le réchauffement climatique et les guerres au Sahel et au Moyen-Orient avec leur composante djihadiste stimulée par un islam résurgent. Des dizaines de millions de Moyen-Orientaux et d’Africains rêvent de gagner l’Europe pour une vie prospère, sécuritaire et pacifique pour eux et leurs enfants. Même situation en Amérique centrale où on est prêt à tout pour atteindre la frontière américano-mexicaine et pouvoir demander le statut de réfugié politique aux États-Unis.  

L’explosion démographique et les bouleversements climatiques de ces régions ne vont que s’accentuer au cours des prochaines décennies. À mesure que la Terre se réchauffe et que le niveau des mers augmente, des déplacements massifs de population sont à prévoir. 

C’est sans parler de l’interminable guerre que mènent les Américains en Afghanistan et des autres guerres qui pourraient éclater à tout moment entre Israël et ses voisins ou entre les États-Unis et l’Iran. Un conflit qui s’étendrait rapidement à tous les pays de la région du Golfe persique et au-delà. 

Pour compléter ce tour d’horizon sinistre de la situation internationale, il faut parler des tensions grandissantes entre le Pakistan et l’Inde, deux puissances nucléaires, la première soutenue par la Chine, la seconde par les États-Unis. 

Le fait qu’un narcissique malveillant et mégalomane soit en train de profondément transformer la démocratie américaine en accaparant tous les pouvoirs accentuent encore plus toutes les menaces «claires et immédiates» décrites plus haut. Il faut craindre que ce dangereux négationniste climatique accélère la course folle de la planète vers la catastrophe au cours d’un second mandat.