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Zoothérapie à l’aéroport Jean-Lesage

Des chiens pour réconforter les voyageurs les plus anxieux

Zoothérapie à l’aéroport Jean-Lesage
Photo Jérémy Bernier

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L’angoisse que vivent certains voyageurs quand vient le temps de prendre l’avion sera bientôt chose du passé à l’aéroport Jean-Lesage [YQB]. À compter du 9 février prochain, des chiens arpenteront l’aérogare pour apporter du réconfort aux passagers.  

Le projet-pilote, d’une durée de huit semaines, est créé en partenariat avec le programme d’AEC en Stratégies d’intervention en zoothérapie d’Extra formation du cégep de La Pocatière. Le tout permettra en plus aux étudiants de se perfectionner dans un environnement réel.  

Zoothérapie à l’aéroport Jean-Lesage
Photo Jérémy Bernier

Ainsi, les étudiants qui auront terminé leur formation de 585 heures et leurs enseignants interviendront auprès des passagers de la zone sécurisée de l’aérogare, à raison d’au moins une fois par semaine, en guise de stage.  

«Ce sont des employés de l’aéroport, qui connaissaient ce programme, qui ont contacté le cégep pour savoir s’il avait un intérêt d’élargir son programme pour un stage en milieu aéroportuaire», explique Marc-André Bédard, le vice-président Exploitation à YQB, concernant la provenance de cette idée.  

«Plus qu’un contact physique»  

Déjà, jeudi après-midi, les deux chiens entraînés «à recevoir des caresses» qui étaient présents lors de l’annonce de l’initiative ont effectué leur travail à merveille. Des dizaines de voyageurs enjoués se sont approchés des bêtes pour les caresser.  

Zoothérapie à l’aéroport Jean-Lesage
Photo Jérémy Bernier

«C’est beaucoup plus que juste un contact physique, ça se passe beaucoup avec la relation à l’autre, précise Amélie Martin, enseignant en zoothérapie au cégep de La Pocatière. La présence de l’intervenant est pertinente, car il doit saisir les opportunités que l’animal lui donne pour intervenir avec la personne.»  

Une première  

Bien qu’il existe des initiatives de zoothérapie dans plusieurs aéroports à travers le monde, très peu sont organisés en partenariat avec des institutions scolaires, assure M. Bédard. D’ailleurs, pour le cégep de La Pocatière, il s’agit d’une première.  

«On est habitué de faire des interventions en milieu hospitalier, en milieu scolaire, où c’est plus ciblé et où on a une idée des problématiques. Ici, c’est un milieu un peu plus aléatoire. Alors, pour nos étudiants, c’est une occasion unique de tester des contextes différents», souligne la directrice générale du cégep, Marie-Claude Deschênes.  

Comme les chiens qui arpenteront l’aérogare ne sont pas non plus habitués à ce genre d’intervention, ils travailleront pour un maximum de deux heures par jour. Ils auront également accès à des pièces isolées pour se reposer.  

Si les résultats du projet-pilote s’annoncent positifs pour les passagers, mais également pour les stagiaires, un partenariat plus permanent pourrait voir le jour.