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PL40: une «trahison» du ministre Roberge, selon le président de la Fédération autonome de l’enseignement

Sylvain Mallette, président de la Fédération autonome de l'enseignement
Photo d'archives Agence QMI, JOEL LEMAY Sylvain Mallette, président de la Fédération autonome de l'enseignement

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Alors que le gouvernement impose le bâillon pour adopter le projet de loi 40 sur les commissions scolaires, vendredi, le président de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), Sylvain Mallette, affirme que cette réforme est une trahison de la part du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge.  

M. Mallette l’a d’abord dit en point de presse à l’Assemblée nationale.  

«Cette réforme qu’il défend, voulue uniquement par des directions d’établissements et certains gestionnaires de commissions scolaires, constitue une trahison», a-t-il indiqué.  

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En entrevue vendredi avec Antoine Robitaille à l’émission Là-haut sur la colline, à QUB radio, M. Mallette a réitéré ce qu’il pensait du ministre Roberge, qui était enseignant avant de se lancer en politique avec la Coalition avenir Québec (CAQ).  

«Ce qui est encore plus grave, c’est le comportement du ministre et les décisions qui ont été prises par ce ministre-là qui disait vouloir reconnaître l’expertise des profs, notamment. Et quand on le prend au mot et qu'on va vérifier dans son projet de loi, ce que l’on constate, c’est que, non seulement, il ne reconnaît pas cette expertise-là, mais qu'il la nie. C’est donc lui qui pose les gestes qui me permettent aujourd’hui de questionner l’honnêteté intellectuelle de ce ministre-là», a expliqué M. Mallette.  

Vendredi matin, la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) et la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) ont annoncé qu’ils entendaient contester le projet de loi 40 devant les tribunaux.