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Kevin McCoy présente en première mondiale le dernier volet de son triptyque migratoire

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Kevin McCoy dévoilera, à partir de mardi, en première mondiale, sa création Le devisement du monde, troisième et dernier volet de son triptyque migratoire.

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Kevin McCoy a consacré 15 années à la création de son triptyque migratoire constitué des pièces Ailleurs, Norge et Le devisement du monde. Une trilogie qui sera présentée pour la première fois dans son intégralité le 22 février, au Diamant.

L’auteur, acteur et metteur en scène ne pensait jamais, lorsqu’il a commencé à travailler sur Ailleurs, sa toute première création, qu’elle était pour devenir le point de départ d’une grande fresque en trois volets. 

« J’étais loin de penser que ça prendrait cette tournure. Ça représente 15 ans de ma vie », a laissé tomber celui qui vit à Québec depuis 1996.

Transmission

Le triptyque migratoire sera lancé à 15 h avec Ailleurs. Une œuvre créée en 2006 qui mélange documentaire, théâtre, réalité et fiction et qui raconte, par une série de témoignages, les réalités liées au fait de recommencer sa vie ailleurs. Ce premier volet sera aussi joué, hors du triptyque, le 18 février.

La pièce Norge, qui s’intéresse aux origines norvégiennes de l’acteur, auteur et metteur en scène, avait été présentée au Trident en 2015.
Photo courtoisie, Stéphane Bourgeois
La pièce Norge, qui s’intéresse aux origines norvégiennes de l’acteur, auteur et metteur en scène, avait été présentée au Trident en 2015.

Dans Norge, qui suivra à 17 h, le comédien originaire de Chicago enquête sur les origines norvégiennes de sa grand-mère maternelle. Ce deuxième volet, présenté au Trident en 2015, sera lui aussi à l’affiche lors d’une représentation unique le 19 février. 

Le segment intitulé Le devisement du monde se mettra ensuite en branle après une pause-repas de 90 minutes. 

Ce dernier volet du triptyque sera d’abord présenté, dans un premier temps, en première mondiale, les 11, 12, 13, 14, 15 et 20 février, au Diamant. Les trois créations peuvent être vues de façon indépendante.

Le devisement du monde a comme point de départ les relations père-fils, inspirées par celle entre Kevin McCoy et son père, et se déploie à travers les voyages de Marco Polo sur la route de la soie. 

Un spectacle avec des arrêts à Chicago, à Venise, en Mongolie et à Québec, où Louis Fortier et Sarangerel Tserenpil accompagneront le créateur sur les planches.

« Je raconte ma recherche sur ce personnage historique. Une recherche qui a été interrompue par le décès de mon père », a expliqué l’auteur.

Kevin McCoy a été initié très jeune aux voyages et aux rencontres. 

« Mon père m’a parlé du monde et il m’a transmis sa curiosité. Il avait une soif de connaître et de savoir. Ça se passait par des documentaires et ses National Geographic. C’est ce qui m’a donné le goût de voyager et d’aller à la rencontre des gens », a-t-il raconté.

Kevin McCoy est fasciné depuis longtemps par Marco Polo.

Véritable Marathon

« C’est quelque chose, que ça soit vrai ou non, qui a ouvert mon esprit et ma curiosité. Je fais du théâtre et j’aime les histoires », a-t-il mentionné, lors d’une entrevue matinale au Diamant.

Kevin McCoy sera sur les planches durant 5 h 15, le 22 février, lors de l’intégrale du triptyque migratoire. Il ne s’est jamais retrouvé aussi longtemps sur scène, sauf lors d’une répétition publique de La géométrie des miracles, d’Ex Machina, il y a une vingtaine d’années. 

« C’est olympique. Je me suis demandé, à l’automne, pourquoi j’avais décidé de faire ça, et ça me tentait en même temps. Je vais découvrir tout ça devant et avec le public », a-t-il lancé, confiant.


Le devisement du monde est présentée du 11 au 20 février au Diamant. Ailleurs sera à l’affiche le 18 février, et Norge, le 19 février. Le triptyque migratoire sera présenté le 22 février.