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Bombardier céderait sa part à Airbus

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Airbus est en « discussions avancées » avec Bombardier pour acquérir sa participation de 33,6 % dans le programme d’avions A220, a indiqué hier le Wall Street Journal.   

Une annonce pourrait être faite dès la semaine prochaine, alors que les deux entreprises présenteront leurs résultats financiers du quatrième trimestre de 2019.  

Le quotidien financier new-yorkais n’a pas mentionné la valeur de la transaction potentielle.  

Au moment de céder une participation de 50,01 % dans l’ancienne C Series à Airbus, en juillet 2018, Bombardier attribuait une valeur de 1,76 milliard $ US à ses intérêts restants de 33,6 %.  

Valeur réduite  

La multinationale québécoise a toutefois indiqué, le mois dernier, qu’elle s’attendait à ce que la valeur de l’A220 soit réduite « significativement » en raison de la nécessité d’y investir plus d’argent, du report de l’atteinte du seuil de rentabilité et d’un « rendement moins élevé que prévu sur la durée du programme ».  

Le gouvernement du Québec, qui détient des intérêts de 16,4 % dans l’A220 en vertu d’un investissement de 1 milliard $ US fait en 2016, n’a pas l’intention de réinjecter des fonds dans le programme. La valeur de sa participation est donc appelée à diminuer en raison de l’effet de dilution qu’entraîneront les réinvestissements d’Airbus et de la dépréciation évoquée par Bombardier.  

Selon le Wall Street Journal, un accord entre Bombardier et Airbus prévoirait que l’avionneur européen prenne à sa charge les investissements de 350 millions $ US faits par l’entreprise montréalaise dans l’A220 en 2019.   

Selon l’entente entre les deux parties, Bombardier doit investir 350 millions $ US de plus dans l’A220 d’ici la fin de 2021, mais le constructeur souhaite se désister de cette obligation en raison de sa situation financière précaire.  

L’A220 emploie environ 2700 personnes à Mirabel.  


♦ Outre ses pourparlers avec Airbus, Bombardier a tenu des discussions avec l’Américaine Textron et la Française Alstom pour la cession de ses divisions d’avions d’affaires et de produits ferroviaires.