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Arthur l’aventurier en Australie: «des endroits qu’on a filmés ont disparu»

Quebec
Photo Stevens Leblanc

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L’actualité a rattrapé Arthur l’aventurier. Habitué à s’adresser aux journalistes culturels et à chanter pour les gamins, le populaire chanteur jeunesse fréquente les émissions d’affaires publiques ces jours-ci, parce qu’il sort un album-DVD intitulé Au bout du monde en Australie, dans lequel il met en valeur une faune australienne décimée par de gigantesques feux de forêt.

«En 24 ans de carrière, c’est la première fois que je sors un film dans un contexte aussi particulier», confie François Tremblay, alias Arthur l’aventurier, qui a aussi tourné des aventures en Afrique, au Costa Rica et dans l’Ouest canadien par le passé.

Pourtant, rien n’annonçait la tragédie qui secoue actuellement l’Australie quand l’artiste de Québec et son équipe sont allés filmer, en septembre dernier, les kangourous, wombats, ornithorynques et autres animaux exotiques qui ont, depuis, été la proie des flammes.

«Après notre retour, on a vu des endroits où on a filmé, comme la plage des kangourous, qui ont disparu. L’endroit des wombats a été complètement rasé. Nous avons filmé 30 % de nos images en Nouvelle-Galles-du-Sud, qui a été attaquée de plein fouet», se désole-t-il.

Prendre soin de la maison

Pour cet amoureux de la nature, ce qui se passe aux antipodes est un «signal d’alarme que la planète envoie». «De 500 à 700 espèces pourraient disparaître», dit-il.

Malgré la gravité de la situation, il n’entend pas adopter un ton pessimiste ou alarmiste durant ses spectacles. 

«Je ne voulais pas que mon show soit teinté du drame australien, mais je ne pouvais pas l’ignorer. Vers la fin, j’ai fait un numéro spécial. Sur un écran géant, on voit la planète Terre qui tourne dans le cosmos. Je leur explique qu’on partage la même maison et qu’il faut en prendre soin.»

Chez les Aborigènes 

De même, le ton du film n’a rien de maussade. Bien au contraire, Arthur a réalisé un «trip de ti-gars» en Australie en allant taquiner les féroces crocodiles et en apprenant à lancer un boomerang et à jouer du didgeridoo chez les Aborigènes.

«Je ne suis pas devenu un excellent joueur de didgeridoo, mais, au moins, je peux le faire connaître aux enfants pendant les spectacles», dit celui qui a adoré sa visite chez le plus vieux peuple de la planète.

«Partout où je vais, j’essaye toujours d’aller voir les Premières nations de la place. En Australie, je ne pouvais pas y aller sans aller voir les Aborigènes. Nous avons passé deux jours avec eux et ils ont été super généreux. J’ai fait une chanson en leur hommage.» 


Arthur l’aventurier : Au bout du monde en Australie est sur le marché depuis le 7 février.

En concert le 1er mars à la salle Albert-Rousseau de Québec de même que le 8 mars, à la Cinquième Salle de la Place des Arts de Montréal.