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Green Day surprend (oui, oui) sur son 13e album!

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Après avoir pris d’assaut le punk, puis Broadway avec la comédie musicale American Idiot, Green Day semble maintenant vouloir se frotter aux Black Keys dans le domaine du rock pour pubs automobiles. Outre le cassage de sucre, Father Of All Motherfuckers demeure une agréable surprise. 

Green Day

Photo courtoisie

★★★★

Father of All Motherfuckers

Une remise en question ?

Quatre années après Revolution Radio, un 12e LP mettant fin à un certain chemin de croix pavé d’albums mous, le trio poursuit son retroussage de manches, voire son exercice de conscience.

Ne nous leurrons pas : les gars de Green Day sont maintenant richissimes et à la fin de la quarantaine. Rager contre la proverbiale machine n’est plus aussi convaincant qu’il y a 30 ans quand le projet lançait 39/Smooth (1990), sa première offrande. 

D’où cette refonte plus garage rock misant sur l’ultime force des compères : un incroyable don pour la mélodie accrocheuse. 

Des White Stripes aux... Beatles !

En plus de faire écho aux Black Keys, Green Day charmera au passage les fans de The Hives (Fire, Ready, Aim), voire même les nostalgiques des débuts du Fab Four (Stab You In The Heart).

Outre quelques pièces plus « radiophoniques » ankylosées (les fameux pastiches des Black Keys) à la Junkies On High, Father of All Motherfuckers est aussi dynamique que sans prétention. 

Bref, si vous avez abandonné Billie Joe Armstrong et compagnie post-American Idiot (ce qui est très compréhensible), je vous recommande fortement de prêter l’oreille à nouveau. Tout comme moi, vous pourriez être agréablement surpris. 

Ludovick Bourgeois

Photo courtoisie

★★★ 1/2

2

De moins en moins « le fils de », Ludovick Bourgeois s’impose davantage sur ce deuxième album franchement pop. Bien que la voix de l’artiste rappelle toujours celle de son père (évidemment), Ludovick Bourgeois se rapproche également de Bieber et autres interprètes du genre, et ça lui va plutôt bien. Aussi à noter : la réalisation admirable de Fred St-Gelais. D’accord, Ludovick Bourgeois ne se distingue pas encore dans son style de prédilection, mais sa proposition musicale, elle, est de plus en plus claire et affirmée. La suite s’annonce donc intéressante !

Genevieve Leclerc

Photo courtoisie

★★★

Les duos de Gen

Près de deux années après la parution de son premier album, Geneviève Leclerc y va d’un second jet plutôt sage : un LP de reprises en duos. Tout d’abord le pot : les surprises sont rares, outre la sélection des pièces (on y retrouve autant la sempiternelle adaptation de Quand les hommes vivront d’amour que l’inclusion de covers inusités à la Creep de Radiohead et If I Were A Boy de Beyoncé). Encore là, le tout est transformé en ballades princières tanguant parfois vers le sirupeux. Pour les fleurs : Leclerc et ses invité(e)s sont diablement en voix. Ses fans seront ravi(e)s.

Nada Surf

Photo courtoisie

★★★ 1/2

Never Not Together

Et de neuf pour ces chantres du « college rock » qui, quatre ans après You Know Who You Are, reviennent à la charge avec un album plus vitaminé. Sans nécessairement traverser un trou noir, le projet s’avérait un tantinet plus lancinant et sombre qu’à l’habitude sur cet album précédent. Ici, le leader Matthew Caws et compagnie semblent renouer avec un certain rudiment rock rafraîchissant (dans la direction musicale, on s’entend, pas dans les mélodies toujours aussi bardées). Sans être renversant, Never Not Together est tout de même la bienvenue !

Coup de coeur 

MONONC' SERGE

Photo courtoisie

★★★ 1/2

Réchauffé II

Le fameux barde trash se « réautosylvaincossettise » (pour reprendre son néologisme) en offrant une seconde rasade de ses propres chansons, un an après la première édition de Réchauffé. Loin toutefois de faire dans la redite, Mononc’ délaisse l’approche punk rock de ses précédentes adaptations au profit de versions folk à la simplicité volontaire qui surprend tout de même. Les nostalgiques de Pourquoi Mononc’ Serge joues-tu du rock’n’roll ? (2013) — dont certains extraits se retrouvent ici, d’ailleurs — vont tout particulièrement apprécier. Réchauffé ou pas, c’est un délice (excusez-la).