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Maude Audet a «le désir de faire quelque chose de singulier»

Maude Audet
Photo Chantal Poirier

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Maude Audet est arrivée sur le tard dans l’univers de la musique québécoise. Ce qui explique pourquoi à 40 ans, à un âge où bien des artistes ont déjà une volumineuse discographie et un son bien défini, l’auteure-compositrice originaire de Québec peut encore se permettre d’opérer un changement significatif de style sur son nouvel album.

Les influences grunge de ses œuvres précédentes, Nous sommes le feu et Comme une odeur de déclin, ont été mises au rancart. De son nouveau bébé, Tu ne mourras pas, se dégage plutôt un fort parfum pop orchestrale des années 1960 et 1970.

Le communiqué de presse distribué aux médias donne une bonne idée de l’ADN des nouvelles compositions de Maude Audet. On cite comme références Gainsbourg, François Hardy, The Mamas and the Papas. Roy Orbison, même.

«Je suis une ado des années 1990 et ça a influencé ma façon de composer. Or, au cours des dix dernières années, j’ai écouté beaucoup de musique des années 1950, 1960, 1970, et ça m’habite aussi. De sorte que quand j’ai commencé à composer les chansons du nouvel album, j’ai senti que je m’en allais vers quelque chose de plus doux, plus intimiste et j’ai eu envie de plonger là-dedans», raconte Maude Audet.

Non au générique

Se réinventer, donc, mais pas au point de se renier. Elle s’empresse d’ailleurs de désigner la guitare mise en avant-plan de la pièce Juste un peu de temps pour montrer que son côté «champ gauche» n’a pas complètement pris le bord.

«Je n’aime pas les affaires faciles. J’ai le désir de faire quelque chose de singulier. Parfois, il y a des artistes qui font des trucs génériques. C’est quelque chose que je tiens très fort à éviter.»

Pas pour rien qu’elle cite, parmi ses influences contemporaines, des artistes comme Lana Del Rey ou Weyes Blood. Au Québec, la parenté avec Les sœurs Boulay est palpable sur Laura. Elle a aussi fait équipe avec Philippe B pour Couteau de poche.

«Travailler avec lui a vraiment été facile. Il a une plume tellement touchante.»

Chanter l’amour 

Elle-même ne donne pas sa place pour l’écriture, notamment dans sa manière de décrire l’amour, que ce soit celui qui unit un couple, une famille ou des amis.

«C’est un grand défi parce que c’est le thème le plus exploité en chansons. Un peu comme Philippe B, j’essaye de créer des images originales, de jouer avec les mots, mais sans que ça devienne compliqué et qu’on ait de la difficulté à cerner ce que l’auteur cherche à exprimer.» 


  • Tu ne mourras pas, de Maude Audet, en vente le 7 février.
  • En concert : le 13 février au Centre d’Art La Chapelle, à Québec, et le 15 février, au Club Dix30 de Brossard, en première partie des Sœurs Boulay.