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Jusqu’à 3 M$ pour des œuvres d’art destinées au tramway de Québec

Jusqu’à 3 M$ pour des œuvres d’art destinées au tramway de Québec
Photo courtoisie, Ville de Québec

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Entre 2 et 3 millions de dollars seront investis dans la création d’œuvres d’art destinées au projet de tramway et qui seront représentatives des quartiers où circulera le réseau structurant, a confirmé au Journal la responsable des dossiers culturels à la Ville de Québec, Alicia Despins.

«Nos évaluations disent 2 à 3, indique la conseillère de Vanier-Duberger. Ça va être défini avec le ministère parce que ce sont des calculs qui sont complexes. Il faut un budget plus précis du réseau de transport pour savoir exactement combien il y en aura en infrastructures. On ne peut pas le savoir tant que l’appel d’offres n’est pas fait.»

Selon la politique d’intégration des arts aux bâtiments publics – connue comme la règle du 1 % –, seules les dépenses liées aux infrastructures, comme les arrêts de bus ou les abribus, sont applicables. «Le 1 % ne s’applique pas à l’achat de matériel roulant, de tram, d’autobus ou à la réfection de rues ou la construction de tunnels», précise Mme Despins. 

En outre, plus le budget d’un projet est élevé, plus le pourcentage diminue. Il est donc erroné de déduire qu’une somme de 30 millions de dollars sera réservée à l’art public parce que le réseau structurant coûtera 3 milliards.

«Nous avons été surpris de lire le chiffre de 30 millions durant le temps des Fêtes», glisse la conseillère.

En attendant de connaître la somme précise qui sera disponible, un comité de réflexion, auquel siègent notamment des représentants de la ville de Bordeaux, où circule un tramway, a déjà pour mission de déterminer des façons de l’utiliser.

En entrevue, Alicia Despins parle d’art numérique dans le secteur de Saint-Roch, évoque le statut de Québec en tant que ville littéraire. «Les options sont infinies», s’enflamme-t-elle.

Pas partout

Par contre, ce ne sont pas toutes les stations de tramway ou les abribus qui obtiendront une œuvre d’art, avise Alicia Despins.

«Nous ne voulons pas émietter le 2-3 millions un peu partout et faire juste des petits projets. Bien sûr, il va y en avoir parce qu’il y a des quartiers qui demandent des choses qui sont plus près des gens, plus en médiation culturelle, où l’œuvre aura été inspirée du coin de rue. Mais il y aura aussi des œuvres structurantes qui vont se parler entre elles et suivre une certaine trame.»