/sports/racing
Navigation

Une pilote de motoneige qui n’a pas froid aux yeux

Elle était la seule femme à participer au grand prix de Valcourt

Skidoo
Photo Alex Drouin La pilote Sabrina Blanchet dans sa roulotte juste avant de prendre part à la deuxième journée de courses au Grand Prix Ski-doo de Valcourt. Elle est la seule femme à avoir participé aux compétitions.

Coup d'oeil sur cet article

VALCOURT | Une pilote de 24 ans, qui faisait figure d’extraterrestre au Grand Prix de motoneige de Valcourt en étant la seule femme à prendre part aux compétitions, a marqué l’histoire en grimpant sur le podium de la catégorie la plus prestigieuse de la fin de semaine. 

« Depuis que j’ai sept ans que je pratique ce sport. Ça ne me dérange pas d’affronter des gars », dit Sabrina Blanchet en haussant les épaules. 

 « Je ne me suis jamais fait intimider par les gars. Quand je suis sur la grille de départ, je me sens égale à eux, même si certains doivent trouver ça poche de se faire dépasser par une fille », lance la jeune femme. Elle compte déjà plus d’une dizaine de présences sur le circuit de Valcourt. 

Native de Québec, celle qui carbure à l’adrénaline est la petite-fille de Gaston Ferland, ancien pilote qui a fait la pluie et le beau temps sur ce circuit et ailleurs. 

Plus jeune, elle adorait regarder son grand-père s’élancer sur la piste afin d’impressionner le public avec ses performances. 

C’est lui qui lui a transmis la piqûre des courses de motoneige.  

Performance historique 

Lors de cette 38e édition de l’événement, elle a écrit une page d’histoire en devenant la première femme à grimper sur le podium dans la catégorie Pro Champ, l’épreuve reine, en terminant deuxième samedi. 

Ce n’est pas la première fois que la jeune pilote se démarque à Valcourt.  

Elle a également été la première femme à participer à la finale de cette catégorie à l’âge de 19 ans. 

« Je suis fière d’avoir brisé la glace, mais ce n’est pas quelque chose que j’ai cherché à faire. C’est arrivé comme ça, dans ma face », relate-t-elle. 

Modèle 

Lorsqu’elle se promène sur les circuits de motoneige, il n’est pas rare que de jeunes filles l’abordent pour jaser en lui mentionnant qu’elles souhaitent faire comme elle. 

« Je ne leur donne pas de conseils, dit-elle sans détour. Je tente plutôt de les encourager en leur soulignant qu’elles doivent mettre les bouchées doubles pour réaliser leur rêve. » 

Par exemple, elle leur fait savoir qu’il est important de s’entraîner très fort dans les salles d’entraînement afin d’habituer leur corps au rythme épuisant des courses. 

Sans oublier que la physionomie d’une fille est différente de celle d’un garçon, et qu’il faut être en forme pour se mesurer à eux.