/news/currentevents
Navigation

Elle défend son geste de s’accrocher à un bus

La Française au pays depuis deux ans rêve de gagner sa vie comme cascadeuse

GEN-Portrait de Cassandre Thomas jeune cascadeuse amateur de l'autobus
Photo Agence QMI, Mario Beauregard Cassandre Thomas espère un jour devenir cascadeuse professionnelle.

Coup d'oeil sur cet article

La jeune femme qui s’est fait traîner derrière un autobus samedi, dans une téméraire cascade qu’elle a filmée, assure que le geste était calculé même s’il reste illégal.   

• À lire aussi: Accrochée à un autobus de la STM: son père désapprouve la cascade  

« Tous les risques avaient été pris en compte. J’avais calculé aussi si le bus freinait. Bien que cette fois-là, tout se soit bien passé, ce n’est pas quelque chose que je recommande de faire. Je ne suis vraiment pas un exemple à suivre », lance la Française Cassandre Thomas, 19 ans.   

  • ÉCOUTEZ Cassandre Thomas à Franchement Dit sur QUB radio:

Samedi, l’adepte de sensations fortes qui aspire à une carrière de cascadeuse professionnelle a publié une vidéo sur les réseaux sociaux sur l’heure du midi.   

 Agrippée au pare-chocs d’un autobus de la STM, on la voit se faire traîner par le véhicule le temps de traverser quelques intersections sur la rue Sherbrooke Ouest.    

La scène a été rapidement partagée des milliers de fois.    

La jeune femme défend son geste par son insouciance et la différence culturelle.    

« Je n’ai pas pensé à l’amende. On vient de Saint-Martin [dans les Caraïbes]. Chez nous, il n’y a pas de règles », rétorque la jeune femme.    

Selon le Service de police de la Ville de Montréal, Cassandre Thomas pourrait recevoir une amende de 1000 $ à 3000 $.   

 « C’est extrêmement dangereux de faire ça et il pourrait y avoir des conséquences à un tel geste », a souligné l’agent relationniste Jean-Pierre Brabant.   

GEN-Portrait de Cassandre Thomas jeune cascadeuse amateur de l'autobus
Photo tirée de Instagram, @cass.officiel

Pas de feu rouge  

« Depuis qu’on est arrivé à Montréal, on découvre les règles. On n’a même pas de feu rouge dans notre ville. C’est vrai que je n’y pense pas forcément. Ça fait à peine deux ans que j’apprends ça », mentionne Cassandre Thomas.    

La sportive n’en était pas à ses premières « prouesses ».    

Sur son compte Instagram, on la voit grimper une tour, culbuter dans le canal de Lachine, faire de la moto sur une roue, plonger à partir d’une falaise...   

« Maman, ça lui fait peur. Je lui dis que ce n’est pas ce qu’elle croit. Mais en vrai... il n’y a pas de montage. Tout est vrai. Mon but, c’est de me faire recruter », précise-t-elle.   

Parents traumatisés  

<b>Hervé Thomas</b><br /><i>Père de Cassandre</i>
Photo Agence QMI, Mario Beauregard
Hervé Thomas
Père de Cassandre

Pour ses parents, Katy et Hervé Thomas, voir leur fille réaliser ce type de vidéo est un vrai cauchemar.   

« C’est horrible ! C’est horrible ! Ça fait des mois que nous sommes obligés de supporter ces traumatismes », indique le père de cinq enfants, qui désapprouve ses gestes.   

Deux autres enfants de la famille pratiquent également des sports à sensations fortes.   

Ski nautique, surf, wakeboard, vélo, cette famille carbure à l’adrénaline.    

La jeune femme soutient d’ailleurs qu’elle « avait appris à marcher sur un trampoline ».