/news/currentevents
Navigation

Incendie chez un producteur de pot

La police avait effectué une perquisition antidrogue dans cette maison des Laurentides le 22 janvier dernier

FD-INCENDIE-CRIMINEL-OISELET
Photo Agence QMI, Pascal Girard Les pompiers ont passé une bonne partie de la nuit de dimanche à hier à éteindre le violent brasier qui a rasé cette imposante maison à Saint-Colomban.

Coup d'oeil sur cet article

Quelques semaines après avoir été la cible d’une perquisition policière antidrogue, une résidence cossue de Saint-Colomban, dans les Laurentides, a été réduite en cendres, dimanche, dans ce qui a toutes les apparences d’un incendie criminel.

• À lire aussi: Opération antidrogue dans les Laurentides: six suspects arrêtés

Les flammes ont pris naissance, peu avant minuit, à l’intérieur d’une imposante maison de la rue de l’Oiselet. L’endroit était complètement désert quand le feu a éclaté. 

Devant la force des flammes et la vitesse à laquelle elles se propageaient, les pompiers n’ont pas pu sauver la demeure. Il s’agit d’une perte totale. 

Éléments suspects

Peu de temps après avoir mis les pieds à l’intérieur, les sapeurs ont noté des éléments suspects. Le dossier d’enquête a ainsi été transféré à la police de Mirabel, qui dessert aussi Saint-Colomban.

En plus des indices trouvés sur les lieux, les récentes actualités entourant cette maison ont certainement intensifié les doutes des autorités quant à l’origine du brasier.

Le 22 janvier, des enquêteurs de la Sûreté du Québec (SQ) ont perquisitionné la résidence dans le cadre d’une opération qui visait à démanteler un réseau de production de cannabis illégal. 

Ils ont découvert une serre dissimulée sous le garage double, en plus de saisir près d’une centaine de livres de marijuana en fleurs séchées placées dans des sacs. 

De l’équipement servant à la production de pot, des munitions, un compteur d’argent et huit véhicules volés ont également été saisis dans d’autres perquisitions faites cette journée-là.

Les policiers ont également arrêté six personnes dans le cadre de cette enquête, dont les deux propriétaires de la maison de la rue de l’Oiselet, qui ne seraient en réalité que des prête-noms. 

Le réel occupant des lieux est un criminel de 33 ans. Il serait directement impliqué dans le réseau de production de cannabis récemment démantelé par la SQ. 

L’homme aurait utilisé un stratagème de prête-nom pour obtenir des licences de production de cannabis médical de Santé Canada « afin de donner une apparence de légitimité à des activités criminelles », indique la SQ.

Passé criminel

Comme toutes les personnes arrêtées lors de l’opération, l’individu qui semble être ciblé dans cet incendie criminel a été libéré avec sommation en attendant que le Directeur des poursuites criminelles et pénales décide de son sort et autorise le dépôt de plaintes. Il nous est donc impossible de divulguer son identité pour l’instant.

Il détient toutefois un imposant dossier judiciaire, notamment pour des accusations de conduite avec les facultés affaiblies, conduite dangereuse, délit de fuite, vol, trafic de drogue et non-respect de ses conditions de libération. 

– Avec Andrea Valeria