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Station de ski de Saguenay: le conducteur prisonnier de sa dameuse pendant huit heures prend du mieux

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L'employé d'un centre de ski de La Baie, à Saguenay, prisonnier de longues heures dans sa dameuse en fin de semaine, pourrait ne pas être amputé.  

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«Les médecins envisageaient comme inévitable l'amputation de ses deux jambes hier soir», a dit le directeur général du Mont-Bélu, Frédéric Perron, lundi matin. «Mais il a pris du mieux, de sorte que l'amputation est évitée. Mais c'est sûr que les chevilles, les pieds et les orteils sont encore nécrosés.»     

L'homme avait été plongé dans un coma artificiel dimanche à l'hôpital de Chicoutimi. Il était question de l'extuber lundi si son état continuait de s'améliorer.     

Dans la nuit de samedi à dimanche, l'opérateur Michel Truchon, 38 ans, a perdu le contrôle de l'engin pour une raison encore inconnue. Sa dameuse s'est retrouvée au bas d'un ravin, le pare-brise fracassé par un arbre.     

«L'arbre lui écrasait les jambes, et le tronc était à quelques centimètres de son visage, relate le directeur général. Il ne pouvait que bouger ses bras... Il était incapable de prendre son cellulaire.»     

L'homme a dû passer la nuit coincé dans la dameuse. Il pouvait communiquer par radio, mais le premier employé n'entrait qu'à 8h.     

Des couvertures et une génératrice ont été utilisées. Les secours devaient aussi trouver la meilleure façon de manœuvrer malgré l'arbre.     

«On a coupé l'arbre à deux endroits», dit Germain Jr Desgagnés. Ce travailleur forestier avait justement été remplacé par Michel Truchon, ce soir-là.     

«C'est certain que je pense à ce qui aurait pu arriver... mais l'important, c'était de rester calme pour sortir Michel de là», a-t-il ajouté.     

L'événement invite la direction à revoir ses méthodes de travail. Le centre ne comptait qu'une dameuse, de sorte que son opérateur se retrouvait toujours seul sur le site.     

«On pourrait embaucher de la sécurité», a indiqué Frédéric Perron.