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Au revoir Nacho

Le joueur étoile s’entend avec l’équipe montréalaise sur une résiliation de contrat

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Photo d’archives Nacho Piatti a défendu les couleurs de l’Impact durant cinq saisons et demie.

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Après deux semaines de spéculations, c’est la fin d’une époque, car l’Impact a finalement annoncé, lundi soir, avoir conclu une entente avec Nacho Piatti pour la résiliation de son contrat. 

L’Argentin de 35 ans rentre donc en Argentine sans que l’Impact n’obtienne de compensation de la part du club San Lorenzo, avec qui Piatti va s’aligner. C’est peut-être un retour d’ascenseur puisque Piatti avait quitté San Lorenzo gratuitement en 2014 pour se joindre à l’Impact. 

Au cours des derniers jours, il était question que le club argentin envoie de jeunes joueurs pour compenser la perte montréalaise, ce qui n’a finalement pas été le cas. L’Impact avait activé l’option sur la dernière année de contrat de Piatti, l’automne dernier. 

Le plus triste dans tout ça, c’est que les partisans de l’Impact n’auront pas eu la chance de lui dire au revoir correctement. 

Lourde perte 

Il s’agit d’une lourde perte pour le Bleu-blanc-noir à seulement une semaine du match aller du quart de finale de la Ligue des champions contre Saprissa, au Costa Rica. Mais au moins, c’est la fin du roman-savon. 

Il faut toutefois dire que Piatti ne faisait plus partie des plans de Thierry Henry, qui ne l’a pas fait jouer contre Philadelphie, mercredi dernier. De plus, Piatti n’était tout simplement pas en uniforme à
Orlando, samedi dernier. 

Lundi, Piatti n’a pas participé à l’entraînement de l’équipe, ce qui confirmait pour ainsi dire son départ qui était annoncé. 

Souvenons-nous que, lors du tout premier jour du camp d’entraînement, avant même de répondre à une première question, il avait amorcé son point de presse en affirmant qu’il était là « parce qu’il avait un contrat ». 

Famille 

Dans une vidéo d’un peu plus de cinq minutes fournie par l’équipe, Piatti s’adresse aux partisans et explique qu’il lui était impossible de rester seul à Montréal pendant que sa famille est retournée en Argentine à la fin de la dernière saison. 

« Ma fille a passé cinq ans ici, et Montréal est sa ville. Pour elle, c’est difficile de rentrer en Argentine. 

« La raison principale pourquoi je veux rentrer en Argentine, c’est parce que ma famille est là-bas. J’ai un enfant de deux mois et un autre de 17 ans. » 

Piatti a toujours été un homme de famille. On se souviendra qu’il avait laissé planer le doute sur un retour en Argentine, il y a quelques années, lorsque son père a été terrassé par un infarctus. Il avait alors pris l’avion pour rentrer à la maison et en avait avisé le club une fois arrivé à Buenos Aires.  

Records 

Arrivé au cours de l’été 2014, Piatti aura joué cinq saisons et demie sous les couleurs montréalaises. Il a également été nommé joueur par excellence de l’équipe quatre années consécutives, de 2015 à 2018. Sa saison 2019 aura été marquée par les blessures et par une participation à seulement 11 matchs. 

Drôlement spectaculaire et excitant, Piatti s’est fait remarquer au sein de la MLS avec trois sélections au match des étoiles, en 2016, 2017 et 2018, et deux sélections au sein du meilleur XI de l’année, en 2016 et 2018. 

Il a profité de son passage en sol québécois pour devenir le meilleur buteur de l’histoire du club avec 78 buts, toutes compétitions confondues, surpassant son ancien entraîneur, Mauro Biello. 

Il domine aussi la portion MLS de l’histoire de l’Impact avec 130 titularisations, 11 427 minutes de jeu, 66 buts, 35 passes décisives, 15 buts sur pénalité, 15 buts gagnants, 13 passes décisives gagnantes et 14 matchs de plus d’un but, entre autres. 

Souvenirs 

Piatti a soutenu que Montréal allait toujours occuper une place importante dans son cœur. 

« Je me sens triste de partir, j’ai passé plusieurs années à Montréal. Quand je suis arrivé en 2014, j’ai été surpris par une ville très belle et je me suis senti comme si j’avais déjà été ici avant. » 

Parmi les souvenirs qui vont lui rester, il y a cette finale de la Ligue des champions contre América, où l’équipe menait au pointage combiné à la mi-temps lors du match retour à Montréal, juste avant qu’América marque quatre buts sans réplique. 

« Je me suis senti tellement chanceux de jouer à Montréal. J’ai vécu la finale de la CONCACAF et je n’arrive encore pas à dormir quand j’y pense. On était à 45 minutes de jouer contre Barcelone. 

« On va se revoir bientôt », a-t-il assuré en fin de vidéo.